Carnage à Kishishe : La Russie condamne l’extermination inhumaine de civils et appelle à une enquête approfondie

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La Fédération de Russie a aussi condamné le massacre d’une centaine de civils innocents et sans défense à Kishishe, une localité située dans le groupement de Bambi, Chefferie de Bwito en territoire de Rutshuru dans le Nord-Kivu, le prix Nobel de la paix 2018.

À travers un communiqué de son ministère des Affaires étrangères relayé sur les réseaux sociaux de son ambassade en République Démocratique du Congo, la Russie est convaincue que cet « acte barbare » visant l’extermination humaine de civils doit faire l’objet d’une enquête approfondie et que les auteurs doivent être sévèrement punis.

Le tout dernier bilan de ce carnage perpétré par les terroristes du M23 et leurs supplétifs de l’armée rwandaise en date du 29 novembre dernier fait état de près de 270 morts. Au cours d’un briefing hebdomadaire co-animé dans la soirée du lundi 05 décembre par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya et le ministre de l’Industrie et ex-gouverneur du Nord-Kivu, le gouvernement congolais a indiqué que les terroristes du M23 ont enterré les victimes de Kishishe dans des fosses communes pour effacer les traces de leur forfait.

Selon l’ancien gouverneur de la province meurtrie du Nord-Kivu, l’armée rwandaise sous couvert du groupe terroriste M23 a procédé au massacre à Kishishe, dans le but de s’accaparer de la mine de Sonikivu où sont extraits les pyrochlores servant à la fabrication des fusées.

« Maintenant quand vous voyez l’armée rwandaise aller vers Kishishe, c’est parce qu’on poursuit la mine de Sonikivu qui détient le pyrochlore. Le pyrochlore, c’est le minerais qui entre dans le cadre de la fabrication de fusée. Et c’est recherché dans le monde. Et c’est la mine de Sonikivu qu’on est en train de suivre effectivement là-bas. En lieu et place de combattre les FDLR, il est sortie de la RDC comme premier producteur du coltan et de la Casiterite. Est-ce que c’est le coltan et la Casiterite qui constituent les FDLR au Congo», a-t-il révélé.

Le gouvernement a par ailleurs dénoncé une stratégie d’élimination d’une communauté congolaise par les rwandais et un génocide planifié de congolais qui serait en cours d’exécution.

Entre-temps, le gouvernement a renseigné que la ministre de la Justice séjourne actuellement à la Haye pour saisir la Cour Pénale Internationale ( CPI) pour l’ouverture d’une enquête internationale sur ce carnage.

Carmel NDEO