RDC : L’Assemblée nationale adopte le projet de loi de finances exercice 2023

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Sur 402 députés nationaux présents à l’hémicycle ce samedi 3 décembre, tous ont voté oui, sans aucun non encore moins abstention, le projet de loi de finances pour exercice 2023. Ce projet de loi de finances qui a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, est envoyé au Sénat pour la seconde lecture.

Après un examen approfondi, la Commission Économie, Finances et Contrôle Budgétaire (ECOFIN) de l’Assemblée nationale a soumis son rapport relatif au projet de loi de finances à l’assemblée plénière pour examen et vote article par article.

Ce budget est présenté en équilibre, en recettes et en dépense, à 32.034,7 milliards de FC, soit 15,8 milliards USD avec un taux d’accroissement de 44,0% par rapport à la loi de finances exercice 2022 chiffrée à 10,7 milliards USD.

La Commission a apporté quelques réajustements pour permettre d’accélérer la mise en œuvre du programme local des 145 territoires porté par le Président de la République, Félix Tshisekedi.

Il permettra également de doter la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) des moyens de sa politique pour organiser les élections générales de 2023 dans les délais constitutionnels.

Ce projet de Loi de finances, adopté par les représentants légitimes du peuple congolais, renferme donc les faits saillants suivants: En ce qui concerne les recettes:

– Le Budget Général renseigne 27.968,8 milliards de FC en 2023 contre 20.408,3 milliards de FC en 2022, soit un accroissement de 37,1%.

Pour ce qui concerne les dépenses:

– L’accroissement des crédits alloués aux investissements par rapport à leur niveau de l’exercice 2022 atteignant un taux de 45,8%;

– L’augmentation de la part des Investissements dans le Budget général de l’exercice 2023 de 37,8%;

– La réduction du train de vie des institutions par une régression de 30 %du budget de fonctionnement de ces institutions entre 2022 et 2023, avec un effet net de régression de 14,3% des frais de fonctionnement des institutions;

– L’accroissement significatif, par rapport au Budget de l’exercice 2022, des parts des crédits alloués aux secteurs porteurs de croissance, notamment dans l’Agriculture (110,5%), la Pêche et Élevage (205,7%), ainsi qu’aux secteurs sociaux dont la Santé (62,1%), la Culture (38%); et l’Education, dans tous ses sous secteurs (39,1%).

Christian Okende