RDC : Bintou Keita exige l’accompagnement du déploiement de la force régionale dans l’Est par des mesures non militaires

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La cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita a exigé, vendredi 30 septembre devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, à New-York (Etats-Unis d’Amérique), que le déploiement de la force régionale dans l’Est s’accompagne de mesures non militaires.

« Ces initiatives régionales et le déploiement de contingents des pays de la CAE doivent aller de pair avec des mesures non militaires, sans lesquelles aucune paix durable n’est possible », a-t-elle averti.

Selon elle, le processus de Nairobi est indissociable du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation. « Il faut donc mobiliser les moyens opérationnels et les ressources nécessaires pour doter les autorités provinciales des capacités requises pour sa mise en œuvre », a expliqué Bintou Keita.

Toutefois, la cheffe de la MONUSCO a plaidé pour soutien international constant aux initiatives régionales conjointes avec la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE).

Par ailleurs, elle a encouragé la RDC à poursuivre ses efforts et à fortifier son arsenal juridique pour lutter contre les dérives, notamment en adoptant le projet de loi contre le tribalisme, le racisme et la xénophobie.

Pour Bintou Keita, au cours des derniers mois, dans le sillage de la résurgence du M23, la crise de confiance entre la Mission et la population congolaise dans l’est du pays s’était aggravée. Cette situation a offert un terrain fertile aux manipulations et stigmatisations contre la MONUSCO, menant à de nouvelles manifestations violentes et à de graves incidents causant la mort de plusieurs dizaines de manifestants et de quatre membres de la Mission.

À la suite de ces incidents, le Président Tshisekedi a ordonné à son gouvernement de réévaluer le plan de transition afin d’accélérer le départ de la MONUSCO.

À ce sujet, le représentante du Secrétaire général de l’ONU en RDC a rassuré que « nous sommes disposés à travailler étroitement avec le gouvernement à cet effet ».

Dominique Malala