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RDC : Le Groupe Lotus présente son projet sur la promotion et la défense des droits des femmes dans la Tshopo

Le Groupe Lotus, une organisation non gouvernementale pour la promotion et la défense des droits humains, basée à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a présenté au public, ce jeudi 04 août, à l’alliance française, un projet qui porte sur la promotion, la défense des droits des femmes, la lutte contre les discriminations et les violences faites à leur égard dans la province de la Tshopo.

Ce projet qui s’aligne dans le cadre du Programme Projets innovants des Sociétés Civiles et Coalitions d’Acteurs (PISCCA) sera mis en œuvre, en deux étapes, pendant 18 mois entre Juillet 2022 et décembre 2023, dans la ville de Kisangani et va s’étendre dans les 7 territoires qui composent la Tshopo, sous l’appui financier de l’ambassade de France en République Démocratique du Congo.

D’après Dismas Kitenge Senga, activiste des droits humains et président du Groupe Lotus, dans la province de la Tshopo, les droits de la femme sont systématiquement violés et, cela, constitue un défis majeur à relever.

« Il y a d’abord l’ignorance des femmes sur leurs droits et devoirs, mais il ya aussi les discriminations d’ordre social et voire politique, où les femmes ne sont pas suffisamment représentées dans les institutions provinciales mais aussi des cas violences sexuelles, viols, prostitution forcée, mariage précoce dans les milieux ruraux, et c’est ça qui a poussé le Groupe Lotus à répondre à l’appel à projet lancé par l’ambassade de France », a-t-il souligné au micro de POLITICO.CD

Selon toujours lui, la Tshopo présente jusqu’à l’heure actuelle des cas « avérés » des discriminations et des violences sexuelles. « D’abord, la sous représentation des femmes dans les institutions, imaginez dans le gouvernement provincial, il y a que deux femmes, dans l’assemblée aussi deux femmes sur 28 députés provinciaux. Nous avons des cas des mariages précoces dans les milieux ruraux où on marie les jeunes filles de moins de 18 ans alors que la loi est très claire là-dessus. Ça, nous mènerons ensemble la lutte », a-t-il ajouté.

À travers ce projet, le Groupe Lotus veut promouvoir, défendre les droits des femmes, lutter contre les discriminations et les violences faites à leur égard dans la Tshopo. Et pour atteindre ces objectifs, l’ONG compte associer un grand nombre d’acteurs tant du secteur public que privé.

« Nous aurons des points focaux qui nous relayent les cas des violations des droits des femmes mais aussi ils vont nous relayer les problèmes qui se passent leurs communautés. Nous allons travailler avec les organisations féminines de la société civile pour pouvoir suivre ces questions et nous relayer leurs préoccupations. Nous travaillerons aussi avec les toutes autorités pour les amener à prendre en charge ces questions des droits des femmes et que ces autorités sanctionnent, qu’on arrête les auteurs des violences sexuelles. Nous allons suivre ce processus là jusqu’à la condamnation et la réparation des victimes », a, ensuite, expliqué Dismas Kitenge.

Dans cette même option, le Groupe Lotus compte prendre en charge 20 cas avérés des violences sexuelles dont 10 pour la première phase qui durera 9 mois, soit du juillet 2022 à fin mars 2023. Il sera donc question d’organiser des activités visant une large sensibilisation des femmes sur leurs droits, de l’assistance judiciaire et juridique aux victimes des violences sexuelles, et des plaidoyers auprès des décideurs.

Notons que ce projet est financé par l’ambassade de France à hauteur de 102 milles Dollars américains et il va être cordonné par Me Guylaine Lomalisa, cheffe du projet.

Serge SINDANI

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