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RDC: « Chercher le départ précipité de la MONUSCO donne l’occasion au pouvoir de tricher les élections sans témoins » (Franck Diongo)

Le Président du Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP), Franck Diongo est revenu longuement, ce vendredi 5 août en marge du lancement d’un site web de son parti, sur les incidents de la MONUSCO à Kasindi et les manifestations contre cette mission onusienne à Goma et Butembo.

D’après lui, la réaction du gouvernement sur le retrait progressif de la MONUSCO est un piège pour les élections qui pointent à l’horizon.

« Il faut faire attention parce que chercher le départ précipité de la MONUSCO donne l’occasion au pouvoir en place de tricher les élections sans témoins. Attention à cela », a-t-il déclaré.

Pour lui, il faut que les Nations-Unies qualifient le mandat de la MONUSCO, car cette mission onusienne est devenue comme un agent de la Balkanisation de la RDC.

« La MONUSCO aide notre pays à la chute puisqu’elle est inefficace. Donc pour moi, la MONUSCO ne peut pas partir avant les élections ; on doit changer son mandat parce que ce mandat nous fait voir qu’elle ne fasse rien pour l’intérêt de la population ; il faut qu’on change son mandat mais il faut que la MONUSCO voit comment Félix Tshisekedi perdra aux élections», a-t-il fait observer.

À en croire Franck Diongo, les élections ne doivent pas se tenir sans témoins. Il souhaite que les Nations-Unies soient témoins aux élections de 2023.

Toutefois, Franck Diongo est d’avis que la MONUSCO quitte le sol congolais mais pas avant les élections de 2023 d’autant plus que c’est un piège du régime de Félix Tshisekedi. Il s’est réjoui de l’expulsion du porte-parole de MONUSCO.

Il y a lieu de rappeler que le gouvernement congolais avait exigé le départ du porte-parole de la MONUSCO. Il lui reproche d’avoir tenu des déclarations «indélicates et inopportunes» à la base des tensions qui ont causé 36 morts parmi lesquels 32 civils congolais et 4 casques bleus de la MONUSCO au-delà de 170 blessés dans le Nord et Sud-Kivu.

De ce fait, la MONUSCO a pris acte de la décision du gouvernement congolais portant expulsion immédiate de son porte-parole, Mathias Gillmann, déclaré « persona non grata ».

Dans un autre registre, il a coupé court aux allégations selon lesquelles il a quitté Félix Tshisekedi par frustration de n’avoir pas trouvé gain de cause d’un poste au sein du gouvernement. Il dit s’être retiré du pouvoir en place étant donné que le pays est engagé dans la mauvaise direction et «va tout droit vers sa désintégration, sa décadence et le chaos; le désastre qui sera plus grave qu’il ne l’est aujourd’hui, surtout que tous les indicateurs sont au rouge».

Pour Franck Diongo, le régime actuel est considéré aux yeux du peuple congolais comme un espoir déçu, au regard de ses attentes et de la mauvaise gouvernance politique, diplomatique, économique, sociale et culturelle.

Le Président du Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP) après avoir lancé le site web de son parti, a annoncé un meeting populaire le 17 septembre prochain à Tshangu.

Christian Okende

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