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Tshopo : APLTP outille les officiers de l’armée et de la police à la protection des victimes de la traite des personnes

L’Agence pour la Prévention et la Lutte contre la Traite des Personnes (APLTP) a organisé, ce mercredi 27 juillet dans la salle de l’hôtel le triangle située dans la ville de Kisangani à Tshopo, une séance de sensibilisation des officiers de l’armée et de la police sur la traite des personnes en prévision de la journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains célébrée chaque année, à la date du 30 juillet.

Il s’agissait de la 14ème session de formation pour cette structure de la Présidence de la République dans cette partie du pays.

Le coordinateur adjoint en charge des questions techniques et opérationnelles, Guy Bao a fait savoir que l’APLTP veut que les officiers de l’armée et de la police soient mieux informés sur la traite des personnes qui est actuellement ignorée pourtant le trafic de l’homme est devenue une réalité en RDC voire au monde entier.

Dans ses explications, il a laissé entendre que ces officiers ont appris sur la définition de la traite, les dimensions de la traite, ses formes, ce qu’il faut faire en cas d’identification des cas de la traite en tant que responsable de l’armée et de la police.

«Le plus important était d’apporter l’information qu’il y a un danger qui nous guette, le trafic des êtres humains à travers ses différentes formes c’est-à-dire l’exploitation sexuelle qui est là forme la plus répandue, le trafic des organes, le trafic des enfants, la mendicité forcée et nous voulons apporter l’information à la population pour que le peuple soit vigilant et savoir dénicher, identifier les bourreaux et les mettre à la disposition de la justice», a-t-il déclaré avant de relever la difficulté celle de l’absence d’une loi spécifique.

«Si vous prenez certaines lois générales, il y a la traite qui est réprimée par exemple la loi portant protection de l’enfant il y a certaines dispositions qui sont reprises même dans le code pénal mais la loi spécifique n’existe pas encore. Mais au moment où nous parlons, nous avons une très bonne nouvelle depuis la session passée du parlement nous avons déposé via le gouvernement un projet de loi qui a été déjà déclaré recevable et nous pensons que lors de la prochaine session du mois de septembre cette loi sera acceptée», a-t-il renseigné.

Pour sa part, le Dr Élie Thelot, expert de l’APLTP, a indiqué que la traite des personnes est un phénomène mondial qui a des conséquences graves sur la société parce que c’est l’une des violations les plus graves de la personne humaine.

Aussi, précise-t-il, en RDC, il y a beaucoup de cas de traite des personnes sous une différente forme par exemple l’exploitation sexuelle, le travail forcé, la mendicité forcée, le mariage forcé, l’enrôlement dans les groupes armés, la servitude domestique et le trafic d’organes qui sont enregistrés dans plusieurs provinces du pays.

«Malheureusement, les victimes ne savent pas qu’ils sont victimes et dans beaucoup de cas ceux qui sont placés pour défendre, protéger ces victimes les plus vulnérables ne savent pas qu’est ce que la traite des personnes. Nous sommes ici pour former, pour sensibiliser, pour faire en sorte que ce fléau, la traite des personnes soit connue que les victimes soient protégés. Que les acteurs soient mieux outillés pour faire le travail de protection, d’assistance et même aussi d’accompagnement et de réinsertion des victimes de traite des personnes dans la province de la Tshopo et à Kisangani en particulier», a-t-il expliqué.

Dans la foulée, les responsables de l’armée et de la police sont sortis satisfaits des nouvelles thématiques apprises sur la traite des personnes. Pour le conseiller juridique de la police/Tshopo, l’APLTP a donné des nouvelles techniques afin de prévenir la traite des personnes.

«Cet atelier a été très capital. La nouveauté est que l’APLTP est venu nous réveiller et peut-être qu’on essayait un peu d’ignorer mais cette fois-ci la police sera très vigilante. Nous allons regrouper nos unités et essayer de traiter cette question de la traite des personnes de façon professionnelle», a-t-il renchéri.

Il y a lieu de noter que cette formation organisée par l’APLTP était tournée autour du thème: «Ensemble, dénonçons et combattons la traite des personnes». Elle a connu la participation des magistrats debouts, les agents de la police, de l’armée, de l’ANR, de la DGM, les assistantes et assistants sociaux, les membres du barreau, qui sont considérés comme les acteurs de première ligne dans la ville de Kisangani.

Christian Okende

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