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Agression dans l’Est: Le gouvernement déplore l’impuissance de la MONUSCO malgré plus de 20 ans de présence

Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya katembwe fustige les propos du porte-parole de la mission onusienne en RDC sur la capacité de frappe du mouvement terroriste du 23 Mars-M23 qui occupe depuis un mois, l’importante cité frontalière de Bunagana.

En effet, au cours d’un point de presse bimensuel qu’il a animé le mercredi 13 juillet, le porte-parole de la Monusco, Mattias Gillman a affirmé que les terroristes du M23 disposent d’armes plus sophistiquées que ce qu’ils avaient il y a quelques mois, bien plus que ce que disposent les autres groupes armés en général, et même plus que la MONUSCO et les FARDC.

En réaction, Patrick Muyaya a lors de la célébration du 19ème anniversaire de Top Congo FM, qualifié cette déclaration d’un aveu d’impuissance de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en RDC, présente depuis plus de 20 ans.

« C’est un aveu d’impuissance pour la MONUSCO que le porte-parole d’une mission qui est censée assurer la protection de la population, fasse l’apologie ou vante l’arsenal militaire, non pas d’un groupe armé ordinaire qu’il n’arrive pas à qualifier, mais plutôt d’un pays qui opère au grand jour dans un autre pays », a-t-il fustigé.

Pour le porte-parole du gouvernement congolais, « c’est une déclaration qui démotive les militaires au front et qui démontre clairement l’état d’esprit des casques bleus. « Et c’est pour ça qu’ils ne sont même pas en mesure de dire 8 casques ont été tués après le bombardement d’un hélicoptère de la MONUSCO par le M23 et le Rwanda », a-t-il argué soutenant que « la communauté internationale finira par se rendre à l’évidence par le travail que font les médias et par le travail que nous faisons qu’elle est coresponsable de la crise en RDC ».

« La MONUSCO, c’est la représentation de la communauté internationale. C’est vrai que nous avions eu des progrès, mais entre-temps la situation a beaucoup évolué. Nous ne sommes plus dans le contexte de 2001. Comment comprendre que la MONUSCO perde des casques bleus parce que les M23 ont bombardé leur hélicoptère. Comment comprendre que nous avons une mission des Nations-Unies chez nous depuis plus de 20 ans, mais que ce problème perdure ?», s’est interrogé le porte-parole du gouvernement.

En outre, Patrick Muyaya a dans sa réaction à la radio Top Congo FM, rappelé que si la RDC a accepté d’avoir la MONUSCO depuis de longues années, c’est parce qu’elle (Ndrl : RDC) avait reconnu ses difficultés, notamment au niveau de l’armée.

Il faut tout même rappeler que cette sortie médiatique du porte-parole de la Monusco corrobore la thèse avancée par la représentante spéciale du SG de l’ONU en RDC et cheffe de la Monusco, Bintou Keita devant le Conseil de Sécurité de l’ONU.

La représentante du secrétaire général de l’ONU avait dans son discours, exprimé sa stupéfaction face à la capacité de frappe de ces terroristes qui détiennent des armes sophistiquées sous-entendant un soutien militaire extérieur. Pour confirmer cette hypothèse, Bintou Keita avait soutenu qu’au cours des affrontements les plus récents, le M23 s’est comporté de plus en plus comme une armée conventionnelle que comme un groupe armé.

Faisant suite à cette déclaration, le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya avait appelé l’ONU à nommer le Rwanda comme agresseur de la RDC car, disait-il « le langage diplomatique n’est plus suffisant ».

Carmel NDEO

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