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Indépendance de la RDC : 62 ans après, le constat est acide, le pays va mal, très mal (Lubaya)

Le député national Lubaya Claudel André à, dans un un message adressé aux Congolais en marge de la commémoration du 62e anniversaire de l’indépendance du pays, dressé un tableau sombre de la situation qui prévaut en RDC avec l’insécurité dans l’est. D’après cet élu de Kananga, le constat est acide, l’espoir est brisé, le pays de Lumumba va mal, très mal.

« La mère patrie se trouve en péril, au comble d’une maladie incurable d’insécurité et d’agressions, au risque de la perdre. Son intégrité territoriale est menacée de toute part, par des groupes armés dont certains opérant avec le soutien des pays voisins mieux identifiés, profitant à cet égard de notre naïveté diplomatique », a-t-il fait remarquer.

« L’État s’affaisse… »

Dans ce contexte, le Président de l’UDA Originelle indique qu’en interne, le pays n’est pas sur la bonne voie. Sa marche est tordue. Son horizon est sombre. L’alternance patine. Les promesses peinent à se réaliser. Le social du peuple s’effondre et « le peuple d’abord » paraît comme une parenthèse désormais fermée. La misère s’abat.

L’État s’affaisse. Car, regrette-t-il, ancrée dans nos pratiques, la corruption se maintient à tous les niveaux et dans tous les rouages de notre société, elle a simplement changé d’acteurs.

« Le pays allait déjà mal avant. Et là, ça s’empire… »

Comme si cela ne suffisait pas, cet élu note e l’autorité de l’Etat s’écroule et peine à se faire sentir sur le territoire national, surtout dans les centres urbains où les gangs communément appelés kuluna opèrent en toute impunité.

« Les citoyens s’interrogent. Le pays va mal, très mal. Il allait déjà mal avant. Et là, ça s’empire. Ça s’aggrave. Ça inquiète. Personne ne sait dire de quoi le lendemain sera fait, pendant que le pays sombre dans un pilotage automatique aux parametres aléatoires », alerte Claudel Lubaya.

En effet, il souligne que nul ne saurait, sauf basse hypocrisie et volonté d’invectives, ignorer cette triste réalité. Nul ne peut, sauf déni de réalité, méconnaître ce diagnostic. Notre gouvernance dans l’alternance pose problème et doit être rectifiée.

« 62 ans après, n’est-il pas venu le moment de nous demander pendant combien de temps devrions-nous encore nous satisfaire de notre déni de cette réalité aussi triviale qu’évidente. Le péril est dans la demeure. Arrêtons de nous accommoder de l’hypocrisie pour assouvir nos égos », a-t-il renchéri.

Face à cette situation, il rappelle qu’on ferait œuvre utile à la Nation qu’en restituant la République aux citoyens et en gérant la chose publique au service exclusif de l’intérêt général et non des intérêts mesquins des groupes politiques.

Et de s’interroger, est-il encore nécessaire de rappeler que le pouvoir d’État devient une illusion quand il fait preuve d’incapacité à répondre aux attentes citoyennes et d’impuissance quand il n’assure pas la sécurité des citoyens livrés à eux-mêmes. Cessons le populisme, devenons sérieux, ne serait-ce qu’en ce temps de guerre, a-t-il précisé.

« En temps de guerre, une Nation se doit de faire bloc et agir dans la même direction, dans un seul objectif d’en finir avec la guerre. C’est dans la tourmente que l’on reconnait des grands hommes. Il est temps d’agir et d’agir maintenant car demain sera tard, peut-être trop tard », a conclu le député national Claude Lubaya.

Dominique Malala

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