PUBLICITÉ

Entretien téléphonique entre le secrétaire d’État des USA et Uhuru Kenyatta sur la violence « persistante » dans l’Est de la RDC

Le secrétaire d’État des États-Unis, Antony Blinken, a échangé par téléphone avec le Président kényan, Uhuru Kenyatta, sur les efforts du gouvernement kényan pour la lutte contre la violence « persistante » dans la partie Est de la République démocratique du Congo(RDC). C’est ce qui ressort d’un communiqué de l’ambassade des États-Unis à Kinshasa, rendu public jeudi 30 juin 2022.

Selon le même communiqué, Antony Blinken a fait savoir au Président kényan son appréciation concernant le processus de Nairobi qui a réuni les dirigeants de la RDC, du Rwanda, de l’Ouganda, du Burundi, du Soudan du Sud ainsi que de la Tanzanie.

Pour lui, ces réunions de Chefs d’État sont importantes pour faciliter la désescalade des tensions régionales en général, entre la RDC et le Rwanda en particulier.

Par ailleurs, le secrétaire d’État des États-Unis s’est entretenu avec Uhuru Kenyatta sur la nécessité des élections libres et équitables au Kenya, « dans la paix et le respect de la volonté du peuple kényan. ».

Ils ont aussi échangé sur différentes questions régionales entre autre l’action des États-Unis en appui aux pays africains qui font face à l’insécurité alimentaire provoquée par l’invasion russe en Ukraine ainsi que la sécheresse « historique » dans la corne de l’Afrique.

Lors de la célébration du 62ème anniversaire de l’accession de la RDC à l’indépendance, le Président congolais, Félix Tshisekedi, a invité tous les groupes armés locaux à s’engager « sans retenue », dans le processus de Nairobi et d’adhérer au programme DDRC-S. Il a fait cet appel le 30 juin dernier durant son message à la nation.

D’après Félix Tshisekedi, ce processus de paix de Nairobi, initié par le Président Uhuru Kenyatta, est le résultat d’une réflexion mûrie durant les Conclaves des Chefs d’État de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), à laquelle la RDC a adhéré récemment.

Il a renseigné que ce processus a conduit aux consultations « constructives » avec les groupes armés locaux. Le Chef de l’État congolais ajoute que ces consultations rentrent dans le cadre du volet politique de la mise en œuvre du communiqué du deuxième Conclave des Chefs d’État, en vertu du Traité d’établissement de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC).

«C’est dans cette même perspective qu’il convient de placer le déploiement d’une force régionale dans la partie Est de notre pays en appui à nos forces de défense et de sécurité, composée des troupes de certains pays amis, membres de la Communauté, afin de contribuer à l’éradication définitive des violences et de l’insécurité. J’ai exigé et obtenu que le Rwanda n’y participe pas, en raison de son engagement aux côtés du groupe terroriste du M23», a-t-il expliqué.

Christian Malele

- Publicité -

EN CONTINU