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Soutien des FARDC aux FDLR : « Nous n’avons aucune confirmation factuelle » (MONUSCO)

Accusées par le Rwanda et le Mouvement du 23 mars (M23) de coaliser avec les FDLR, la mission onusienne en RDC révèle qu’il n’y a pas de collusion entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les FDLR sur le terrain et ce, après avoir mené des investigations avant d’apporter son soutien aux FARDC.

« L’armée congolaise fait – elle recourt aux FDLR face aux rebelles du M23 ? La MONUSCO‬ dit avoir procédé par des vérifications avant d’apporter son appui. La force onusienne soutient ainsi qu’il n’y a pas de collusion entre FARDC et FDLR sur le terrain », peut-on lire dans un tweet daté de ce mercredi 15 juin sur le compte Twitter de Pascal Mulegwa, journaliste de RFI à Kinshasa.

https://mobile.twitter.com/pascal_mulegwa/status/1537025103111897089

Avant d’ajouter : « Nous n’avons aucune confirmation factuelle », a déclaré le porte-parole militaire de la ‪MONUSCO‬.

Deux militaires rwandais (RDF) ont été capturés samedi 28 mai dernier à Biruma par les FARDC, précisément dans le groupement Gisigari dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu). Pour l’armée rwandaise, les FARDC ensemble avec les FDLR ont enlevé ces deux militaires rwandais pendant qu’ils patrouillaient.

« Suite à l’agression provocatrice des FARDC le 23 mai 22, où plusieurs roquettes ont été tirées sur le territoire rwandais, les FARDC avec les FDLR ont attaqué les RDF le long de notre frontière, et deux soldats des Forces rwandaises de défense ont été enlevés alors qu’ils patrouillaient », déclare la RDF dans un communiqué parvenu à POLITICO.CD.

Et de poursuivre : « Nous avons depuis localisé ces deux militaires : le Cpl Nkundabagenzi Elysee et le Sdt Ntwari Gad détenus par les FDLR dans l’Est de la RDC. Nous appelons les autorités de la République démocratique du Congo qui travaillent en étroite collaboration avec ces groupes armés génocidaires à obtenir la libération des soldats des RDF ».

Les accusations de Kinshasa se révèlent plutôt authentiques

Dans un communiqué signé ce dimanche 12 juin 2022, le porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général de brigade Ekenge Bomusa Efomi Sylvain, avait indiqué que le Rwanda veut occuper Bunagana pour paralyser la ville de Goma notamment faire pression au gouvernement congolais.

« L’objectif poursuivi par le Rwanda est d’occuper Bunagana pour non seulement asphyxier la ville de Goma, mais aussi faire pression sur le gouvernement de la Republique Démocratique du Congo. », a-t-il expliqué.

Le cabinet du gouverneur de la province du Nord-Kivu avait signalé, dans ce même document, que les terroristes du Mouvement du 23 mars (M23), soutenus par l’artillerie et les militaires de l’armée rwandaise, ont attaqué dimanche 12 juin matin « sans succès », les positions des FARDC de Bigega 1 et 2, à environ cinq kilomètres au Sud-Est de Bunagana, Premidis et Bugusa.

En effet, un communiqué publié mardi 14 juin par l’armée rwandaise, soit 24h après la chute de Bunagana, a surpris tout le monde. Et ce, juste après la déclaration de la commission des relations étrangères du sénat américain qui qualifie d’« inacceptable le soutien rwandais » aux terroristes du M23 « qui attaquent les civils, les casques bleus de l’ONU et les FARDC » dans l’Est de la RDC.

Pour le Rwanda, l’occupation de la cité de Buganana aux côtés du M23 garantie son « intégrité territoriale ».

« La Force de défense rwandaise souhaite informer le grand public que la défense et la sécurité de la population rwandaise, ainsi que l’intégrité territoriale du Rwanda, sont assurées, et que le FDR continuera à rechercher des garanties que les attaques transfrontalières sur le territoire rwandais seront arrêtées », peut-on lire dans ce même communiqué de l’armée rwandaise.

Christian Malele

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