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RDC : Mboso prêt à livrer à la justice des députés impliqués dans la crise de l’Est

Le Président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’kodia a annoncé, le lundi 13 juin lors de la plénière consacrée à l’examen et adoption de loi portant habilitation du gouvernement, que certains députés nationaux seront livrés à la justice du fait de leur implication dans la crise sécuritaire à l’Est de la République Démocratique du Congo.

« Bientôt, il y aura des arrestations. Préparez-vous à voir certains de vos collègues députés nationaux être livrés à la justice du fait de leur implication dans ce qui se passe dans l’Est du pays », a annoncé le speaker de la Chambre Basse du Parlement aux élus nationaux dans la séance plénière en huis clos.

Cette plénière sur l’examen et adoption de loi portant habilitation du gouvernement a été reportée, ce qui a poussé au Président de la Chambre Basse du Parlement de décréter un huis clos.

Selon TOP CONGO FM, un député présent en ce huis clos a renseigné que Mboso leur a notamment prévenu que « je ne veux plus de discours du genre : je ne protège pas les députés ».

« Les députés du Nord-Kivu sont dans une sorte de deuil à cause de la situation de Bunagana. Ils ont décidé de demander à lui collègue de 25 autres provinces de comprendre que le pays est sur le point de faire une demande de déclaration de guerre au Parlement. Par conséquent, ils ne sont pas prêts à voter la loi d’habilitation du gouvernement», a renseigné sur TOP CONGO FM, le député national, Jérôme Lusenge Bonane.

Il a ensuite fait savoir que « les députés du Nord-Kivu ont demandé à tout le monde d’accepter plutôt qu’il ne faut pas clôturer la session conformément aux dispositions de la constitution, de sorte que la session puisse continuer et observer la situation pour pouvoir, en cas de demande, répondre à la demande de déclaration de guerre ».

« La tendance générale des députés est que, compte tenu de ce qui se passe dans l’Est, avec la prise de Bunagana par les agresseurs et la menace sur les autres localités telles que Kibumba et la ville de Goma, il n’est pas normal que les députés aillent en vacances», a constaté le député national, Jean-Baptiste Kasekwa lors du huis clos.

Pour Jacques Ndjoli, il faut laisser à l’exécutif l’opportunité de récupérer cette situation. C’est le Chef de l’État qui est le commandant suprême des FARDC, celui qui, selon lui, a la maîtrise de toute la situation, les renseignements que les opérations.

Par la même occasion, il a estimé que ce qui importe pour la population congolaise c’est la restauration de la paix, la fin des hostilités et l’écrasement de ces groupes armés.

D’après lui, les élus doivent d’abord se préoccuper de la population que des considérations juridico-politique car, dit-il, ce qui compte c’est la frappe.

Christian Okende

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