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RDC: « Le Roi belge est venu en tourisme, sa visite n’aura pas d’incidence majeure sur la politique ou l’économie » (Prof Banza)

Alors que le Roi des belges a achevé sa visite en RDC, le Professeur Gabriel Banza Malale analyste politique et Enseignant de droit constitutionnel à l’Université de Lubumbashi pense que ce voyage n’aura pas d’impact sur la vie des citoyens congolais.

De son avis, « le Roi belge est venu en tourisme, sa visite n’aura pas d’incidence majeure sur la politique ou l’économie. Ni sur la diplomatie, moins encore sur le social et le culturel congolais.»

« De manière généralement quelconque, il s’agit d’une visite effectuée au Congo par un sujet belge qui a le titre de Roi des belges. On ne peut pas lui refuser de faire un voyage touristique», a-t-il ajouté.

Pareil déplacement ne devrait être salué d’après le Prof Banza Malale, que si le Roi des belges avait développé un discours «non pas de pardon comme les gens le disent, encore moins d’excuses, mais plutôt celui portant sur la correction de la thèse belge intitulée: la question des aborigènes; présentée publiquement au nom de l’état belge par le Professeur Van L. aux Nations-Unies le 12 avril 1954, et qui démontrait que nous sommes aborigènes nous les congolais. Et partant, incapables d’assumer la gouvernance du Congo.»

Et de poursuivre : « D’où, le chapitre 11 de la charte des Nations-Unies portant sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne devrait pas nous être appliqué. Parceque que nous étions en ce temps là incapables d’assumer la bonne gouvernance, des obligations et des droits de souveraineté de l’état du Congo.»

« Ce qui fait que, jusqu’aujourd’hui, la Belgique occupe deux places dans le concert des puissances. Là où le Congo devrait s’asseoir c’est elle (la Belgique) qui continue à occuper cette place là», a-t-il dénoncé, soutenant que la RDC est mature pour prendre ses responsabilités.

Le devoir de rendre disponibles des documents gardés secrets par la royauté belge

Dans une autre paire de manche, le Professeur Gabriel Banza Malale révèle que, « la royauté belge doit à la RDC des documents gardés secrets depuis des années avant même l’indépendance, et qui sont très utiles a sa gouvernance.»

« Le Congo est un état savant et scientifique. Les chercheurs notamment d’Europe et d’Amérique se mirent ensemble pour concevoir et créer le Congo dans son état actuel. Toute œuvre savante même la simple radio ou un téléphone contient une notice. C’est ainsi que pour le Congo, tous ces documents de base consistant à guider sa gouvernance, nous les manquons», a-t-il affirmé.

Selon les explications du Professeur Gabriel Banza, sur le plan international, le Congo a été conçu sur base des conventions et celles-ci tenaient compte des intérêts de l’homme, de la nation congolaise et des puissances étrangères. «Ça se trouve dans l’article 5 de l’acte général de Berlin», précise-t-il.

« À ce titre, que le royaume de Belgique puisse disponibiliser tous les documents gardés encore secrets et cachés du public belge en même temps du public national congolais partant du public international», a-t-il dit. Et de marteler : «Moi en tant que chercheur, de tout ce que j’ai mené comme recherches, je trouve sur les traces de la relation entre Bruxelles et Kinshasa, une attitude très mauvaise.»

Considérant différentes crises que l’ancienne colonie belge a rencontré depuis l’indépendance, Gabriel Banza Malale estime que la vérité se trouve dans la gouvernance, «où nous avons le devoir de respecter les droits des uns et des autres. Mais hélas, on prend des théories qui ne nous concernent pas et on les applique. Conséquence, on ne débouche que sur les crises. Alors, il y a de ces documents qui ont été déchirés, brûlés ou cachés dans les archives de la royauté belge. Lequels documents, devraient être connus du public.»

Pour faire valoir ses allégations, le Prof Banza a lancé un défi. « Je demande à quiconque veut douter d’aller sur internet et y effectuer les recherches sur l’association internationale africaine, l’association internationale du Congo, ou encore l’état indépendant du Congo. On en connaît pas grande chose, parce que la documentation n’existe pas. Il y a des pages quand vous les ouvrez, on vous dit elles sont gardées sous scellés. Dès lors, ça devient très compliqué. Hors, c’est à partir de-là que nous chercheurs devrions découvrir c’est quoi le Congo et orienter les autorités sur sa gouvernance. Il y a le principe de la politique interne et étrangère que nous ignorons», a-t-il indiqué.

« Nous voudrions que le Roi Philippe dise, vous avez beaucoup souffert, maintenant je vais intervenir chez moi, auprès des autorités politiques belges, pour que désormais toute cette documentation vous arrive. Et je crois que l’Université aura obtenu la clef des solutions aux problèmes multiples que le Congo est entrain de vivre», a-t-il confié.

Junior Ngandu

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