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Recrudescence de l’insécurité à Masisi : Une dizaine de morts répertoriés en deux jours

La Société Civile Forces Vives du Nord-Kivu a dénoncé ce samedi 11 juin 2022, la recrudescence de l’insécurité dans quelques entités du territoire de Masisi, principalement dans le secteur de Katoyi et dans la chefferie des Bashali au Nord-Kivu.

En l’espace de deux jours, révèle la même source aux médias locaux, douze (12) personnes ont été tuées par balles.

D’abord, une incursion des bandits armés dans la nuit de mercredi à jeudi contre un camp de déplacés à Kashuga, dans la chefferie des Bashali-Mokoto a fait sept (7) mort.

Comme si cela ne suffisait pas, la nuit de vendredi à ce samedi 11 juin, 3 autres personnes ont été tuées toujours par des bandits armés non autrement identifiés.

« Parmi les victimes, il y a un homme d’environ 46 ans qui a été fusillé par un élément de la Police au village Luunje, en groupement Mupfuni-Matandala », a révélé la Société Civile forces vives du territoire de Masisi. La victime a été conduite au Centre de santé de Rubaya pour des soins, mais elle a succombé de ses blessures ce samedi matin.

Un autre incident est intervenu ce même vendredi. Des bandits armés ont fait irruption à Tugezi, près de Murambi, en Groupement Mupfuni/ Shanga-Chefferie des Bahunde et ont décapité un homme par coups de machette. La victime est morte sur le champ.

Par ailleurs, un Policier a été tué par des bandits armés à Kikoma, en groupement Nyamaboko 2, dans le secteur de Katoyi, indique Telesphore Mitondeke, Rapporteur de la Société Civile de Masisi.

« Dans l’intervalle de 2 jours, environ 12 personnes ont été tuées en territoire de Masisi. La coordination territoriale de la Société Civile dénonce avec fermeté cette hausse de la criminalité et exhorte les autorités congolaises à renforcer les mécanismes de protection des civils et de leurs biens le plus urgent possible », a-t-il indiqué.

Selon plusieurs sources locales, la situation sécuritaire demeure inquiétante dans cette partie de la RD Congo où les cas d’assassinats sont de plus en plus répertoriés et ce, malgré l’état de siège qui est en vigueur depuis l’année précédente (2021) dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

« La justice doit être mise à contribution aussi, surtout pour les cas dont les présumés auteurs sont identifiés », a conclu le Rapporteur de la Société Civile de Masisi.

Dominique Malala

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