PUBLICITÉ

Le député Claude Misare préconise « d’urgence » un mur de séparation éternelle entre la RDC, le Rwanda et l’Ouganda

Le Député National, Claude Misare Mugomberwa, a donné, à travers POLITICO.CD, sa position au sujet des actions militaires répétées du Mouvement du 23 Mars (M23) contre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).

D’entrée de jeu, il salue la décision du gouvernement face à cette agression de la RDC par le Rwanda qui, selon lui, parrain un financier de tous les ennemis de la République en commençant par le RCD, le CNDP et le M23. Claude Misare pense que le Gouvernement ne doit pas s’arrêter par là.

Car, d’après cet élu d’Uvira, le Rwanda est assis depuis plus de vingt ans, infiltré l’armée congolaise, la police congolaise, les services de Renseignement, l’Administration congolaise et dans les institutions politiques.

«Il faut que tous les marionnettes qui sont dans ces services et institutions soient totalement déboulonnés et mur de séparation pour l’éternité entre la RDC, le Rwanda et l’Ouganda doit être construit en urgence. Et tous les congolais sont mobilisés pour soutenir ce projet», a-t-il déclaré.

Claude Misare Mugomberwa en appelle au Gouvernement de doter les armes aux citoyens congolais pour la défense de l’intégralité du territoire national conformément à l’article 63 de la Constitution.

«Le Rwanda et son Kagame doivent payer pour tous les maux causés aux congolais depuis 97 jusqu’à ce jour», a-t-il conclu.

Il y a lieu de noter que les FARDC et les rebelles du M23 se sont de nouveau accrochés, mercredi 25 mai, sur plusieurs fronts dans la province du Nord-Kivu, Kinshasa laissant de nouveau entendre une implication rwandaise et demandant à son tour une enquête.

Comme la veille et après un calme relatif durant la nuit, des combats ont eu lieu vers Kibumba, dans le territoire de Nyiragongo, à une vingtaine de kilomètres au nord de Goma. Ils ont entraîné la coupure de la route nationale 4, vitale pour l’approvisionnement de la ville d’environ un million d’habitants, chef-lieu de la province, ont indiqué des sources locales.

Dans le même temps, selon ces sources, des accrochages se sont produits un peu plus au nord, en territoire de Rutshuru, sur deux axes vers Bunagana, à la frontière ougandaise, et Rumangabo, base militaire où se trouve le quartier général du parc des Virunga, célèbre pour ses gorilles de montagne.

Ces combats, récurrents depuis plusieurs mois, provoquent des déplacements continus de populations. Depuis le 22 mai, environ 26.000 personnes se sont enfuies de leurs villages, trouvant refuge dans des localités voisines ou en Ouganda, où des milliers d’autres s’étaient mises à l’abri en mars, a indiqué dans un communiqué le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU(OCHA).

Christian Okende

- Publicité -

EN CONTINU