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RDC: Plus de 150 cas de violations graves des droits de l’enfant documentés en mars 2022 (ONU)

La mission onusienne en République démocratique du Congo (MONUSCO) a annoncé dans un rapport publié mercredi 20 avril, avoir documenté et vérifié au cours du seul mois de mars, 157 cas de violations graves des droits de l’enfant notamment des cas de recrutement d’enfants dans des groupes armés, des meurtres et des mutilations d’enfants, des violences sexuelles et des attaques contre des écoles et des hôpitaux dans le cadre des conflits armés en RDC. Selon l’ONU, cela représente une augmentation du 39 % par rapport au mois de janvier (113).

Parmi ses violations, il y a 61 cas de recrutement des enfants qui est devenu la violation la plus fréquente, 50 cas d’enlèvements, 32 meurtres et mutilations, 10 cas de violences sexuelles et 4 cas d’attaques contre les écoles et les hôpitaux .

Selon les informations publiées par Onu info, les violations vérifiées ont été attribuées aux miliciens Maï Maï d’Apa na Pale (30), aux rebelles des Forces démocratiques alliées, ADF (26); le groupe communautaire (Maï Maï) Nyatura (21) ; les miliciens de la Coopérative pour le développement du Congo, CODECO (19), les Maï-Maï Mazembe (18) ; ou les Maï Maï Malaika (4).

Aussi, la section de l’ONU pour les enfants indique que les des Forces démocratiques pour la Libération du Rwanda, (FDLR FOCA ) sont auteurs de 22 cas de violations graves de droits des enfants sur le territoire congolais.

71 violations vérifiées au Nord-Kivu et 48 en Ituri

Toujours selon l’ONU, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont responsables de trois violations alors que la Police Nationale Congolaise (PNC) fait l’objet d’une violation dans les provinces sous état de siège.

Par ailleurs, aucun nouveau commandant de groupe armé n’a signé la feuille de route visant à mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants et à prévenir les violences sexuelles à l’égard des enfants en mars 2022.

Ce rapport de l’ONU note cependant, un total de2,627 enfants libérés.

« Globalement, 71 violations ont été vérifiées au Nord-Kivu, 48 en Ituri, 30 au Tanganyika, 6 au Sud Kivu et 2 au Maniema », rapporte la même source.

Plus largement, l’ONU estime que des civils continuent de payer un très lourd tribut à cause des conflits multiformes dans l’Est du pays, entraînant des déplacements forcés ainsi que des violations du droit international humanitaire et des droits de l’Homme.

Cette insécurité « entraîne des conséquences négatives en termes de protection, d’accès aux services, de sécurité alimentaire, de nutrition, d’éducation, etc », a déclaré lors d’un point de presse à Kinshasa, Bruno Lemarquis, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU en RDC.

Pour le Coordonnateur humanitaire et Coordonnateur résident des Nations Unies en RDC, la protection des civils, le rétablissement de la sécurité, et la stabilisation sont essentiels et sont en premier ressort la responsabilité de l’Etat.

Carmel NDEO

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