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RDC: la CENI évalue les contraintes qui «pourraient entraver l’organisation des élections dans les délais constitutionnels»

Le Questeur de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Aggée Aje Matembo Toto et le Questeur adjoint, Sylvie Birembano Balume ont passé en revue avec les 26 Secrétaires Exécutifs Provinciaux de la centrale électorale, la situation administrative, financière et logistique des démembrements susceptibles d’entraver les élections qui se pointent à l’horizon de 2023.

Cette rencontre qui s’est déroulée, samedi 9 avril 2022 dans la salle Abbé Appolinaire Malu Malu, a permis au Questeur de la CENI d’évoquer la question liée à l’élaboration d’un plan consensuel des créances mais aussi celle de l’harmonisation des transferts des fonds pour rémunérations surtout dans des zones non couvertes par les banques.

Il était également question de faire un état des lieux des entrepôts et bureaux à travers le territoire national, mais aussi de l’ensemble des matériels roulants et flottants existants, en plus de l’évaluation des kits d’enrôlement et des machines à voter.

Cette évaluation s’inscrit dans le cadre des contraintes soulevées par le Président de la CENI, Denis Kadima, le 3 février dernier, lors de la publication de la feuille de route.

Ces contraintes, en effet, sont d’ordre politique, administratif, sécuritaire, sanitaire, légales et financières et qui pourraient empêcher à l’équipe de Denis Kadima de tenir les délais constitutionnels quant à l’organisation des élections en 2023.

Faut-il le rappeler, sur le plan financier, Denis Kadima avait déploré le non-respect des engagements des institutions dans l’accompagnement de la CENI avant de rappeler que «tout retard à la préparation et l’organisation des scrutins porte préjudice à la convocation électorale».

Aussi, Dénis Kadima estimait que la non-reconnaissance de l’autonomie financière de la CENI et l’éventuel non-respect des engagements par les partenaires qui souscrivent au financement du processus entachent son indépendance et pourraient influencer sur les délais.

Pour Denis Kadima, la faible capacité de la commission électorale nationale indépendante, en moyens logistiques de déploiement du matériel en volume et poids, la rend dépendante de la disponibilité et des interventions de différents partenaires. Il avait également souligné le contexte sécuritaire préoccupant dans certaines zones du pays et le contexte sanitaire marqué par la pandémie de coronavirus ainsi que la résurgence des épidémies telles que Ebola, fièvre jaune, etc.

Qu’à cela ne tienne, les 26 Secrétaires Exécutifs Provinciaux de la CENI qui ont évalué avec la Questure de la centrale électorale ces contraintes administratives, financières, et logistiques des démembrements, ont participé à la session de formation du niveau 1 de l’actualisation des cartographies opérationnelles.

Christian Okende

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