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RDC : Lubaya invite les autorités à mettre fin à l’abus du pouvoir d’Etat en rendant François Beya sa liberté

Le conseiller spécial du président Tshisekedi en matière de sécurité, François Beya a passé sa première nuit à la prison centrale de Makala où il a été transféré après plusieurs jours de détention au cachot de l’agence nationale des renseignements ( ANR).

Le député national, Claudel Lubaya qui suit ce dossier depuis le début n’est pas pu retenir sa langue face aux multiples violations de la constitution répétées depuis l’arrestation de Beya le 5 février dernier. 

Il indique tout d’abord que le sécurocrate de Félix Tshisekedi a été arbitrairement arrêté, détenu illégalement dans une zone de non droit, en l’occurrence les installations de l’ANR, qui ne sont pas un lieu légal de détention et où règne « la loi du plus fort dans un État dit de droit ». En suite, il déplore son placement à Makala en l’absence d’un dossier judiciaire dûment instruit par un magistrat compétent dans le respect de la loi et de celui du droit de la défense garanti à toute personne et ce, en violation de la Constitution et de tous les principes qui régissent un État de droit.

« Loin de résoudre le problème, ceux qui font la loi du plus fort et qui l’incarnent avec suffisance ont décidé d’aller d’irrégularité en irrégularité », a fustigé ce député.

Claudel Lubaya est convaincu que « ce transfert en prison ne met pas finaux 60 jours de séquestration et ne dédouane pas non plus ceux qui détiennent François Beya et ses collaborateurs de l’infraction d’arrestation et de détention arbitraire prévue et punie par les lois de la République, à savoir le Code pénal congolais livre II, article 67 ».

L’élu de Kananga signe et persiste « le placement de Beya à Makala constitue à la fois une violation de la Constitution et une détention tout aussi illégale qu’irrégulière ».

« Dès lors, l’arrestation de M. Beya qui, pourtant, jouit pleinement de la présomption d’innocence, revêt un caractère fondamentalement arbitraire qui accable les pouvoirs publics et les couvre de boue infâme », a-t-il argué.

Par ailleurs, cet élu a invité les autorités à mettre fin à l’abus du pouvoir d’Etat en rendant purement et simplement sa liberté François Beya ou, du moins, en le présentant devant l’autorité judiciaire compétente afin qu’il soit informé des motifs de son arrestation conformément à l’article 18 de la Constitution.

Soupçonné de conspiration, François Beya avait été interpelé « manu militari » le 5 février dernier et entendu dans les locaux de l’agence nationale de renseignements avant d’y être détenu depuis. L’information avait été confirmée par la présidence de la République qui évoquait des indices « sérieux attestant des agissements contre la sécurité nationale ».

Carmel NDEO

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