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Ituri : La Directrice Exécutive de l’UNICEF s’imprégne de la situation « pénible » des déplacés à Djugu

En séjour dans la province de l’Ituri, déchirée par la résurgence de l’activisme des forces négatives depuis début 2022, la Directrice Exécutive de l’UNICEF, Catherine Russel, a saisi l’occasion de s’imprégner de la situation humanitaire et sécuritaire des déplacés du site de Roe, qui regroupent plus 70 000 personnes dont des femmes et des enfants vivant dans des conditions pénibles.

Ces déplacés, venus des nombreux coins du territoire de Djugu, ont fui les dernières exactions ciblées de la milice Coopérative pour le développement du Congo (CODECO). Ces attaques sanglantes avaient ciblées même des sites de déplacés.

Sur place, la cheffe de l’UNICEF s’est entretenu avec les comités de déplacés. Ils ont fait part de leurs conditions sociales difficiles, suite aux multiples exactions commises contre la population. En outre, ont-il fait savoir, « plus de trente mille enfants en âge scolaire ne vont pas à l’école depuis au moins quatre ans ».

Catherine Russel s’est ensuite rendu au site de déplacés de Bule, situé dans la même zone, sous tensions armées. Ce site regorge aussi plus soixante mille personnes dont plus de la moitié sont des enfants. Devant le Nº1 de l’UNICEF, les déplacés l’ont exhorté à faire le plaidoyer auprès du gouvernement congolais pour la restauration immédiate de l’autorité de l’État dans leurs milieux d’origine pour mettre fin à leur calvaire.

Peu avant de retourner à Kinshasa, Catherine Russel a clôturé son périple de Djugu dans un centre d’encadrement des enfants sortis des groupes armés à Dhele, en Ituri.

À Bunia, la directrice exécutive de l’UNICEF a eu des échanges avec le gouverneur militaire de l’Ituri afin de passer au peigne fin la situation sécuritaire et des efforts fournis pour imposer la paix dans cette province sous état de siège. Elle a, ensuite, échangé avec les organisations humanitaires et les communautés locales pour se rendre compte de la situation des déplacés et plus particulièrement des enfants victimes des atrocités des groupes armés en Ituri.

Serge SINDANI

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