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Condamnation des militants de la LUCHA : Dénis Mukwege dénonce la répression politique des voix critiques au régime

Le prix Nobel de la paix, le docteur Dénis Mukwege est monté au créneau pour dénoncer la condamnation à Beni dans la province du Nord-Kivu d’une dizaine des militants du mouvement citoyen, la Lutte pour le Changement ( LUCHA) pour avoir manifesté contre la 11e prorogation de l’état de siège instauré dans cette partie du pays pour rétablir la paix.

Dénis Mukwege déplore la répression politique des voix critiques au régime en place qui selon lui, constitue « un déni des droits humains des citoyens ».

Pour cet activiste reconnu pour son combat en faveur des femmes victime des violences sexuelles, l’exercice des droits à la liberté d’expression et à manifester pacifiquement est essentiel pour la démocratie.

Rappel de faits

Douze militants du mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA) arrêtés par la police le 11 novembre dernier à Beni pendant qu’ils manifestaient contre une douzième prorogation de l’état de siège ont été condamné le vendredi 1er avril, à 12 mois de servitude pénale principale.

Dans son verdict, le tribunal militaire de garnison de Beni siégeant en matière répressive a affirmé établir en fait comme en droit l’infraction de désobéissance des lois de la République contre les 12 militants de la LUCHA.

En outre, chacun de ces 12 militants de la Lucha est contraint de payer une somme de 250.000 franc congolais à titre des frais d’instance.

*Appel à des journées ville morte ettoufé par la police *

A l’appel de la synergie des groupes de pression et mouvements citoyens annonçant une série des journées ville morte en ville de Beni, dans la province du Nord-Kivu ( Est de la République Démocratique du Congo),quelques militants sont descendus sur les artères de la ville.

La police qui a été également dépêchée pour remettre l’ordre public, annonce avoir interpellé onze (11) manifestants sur la voie publique. Des personnes interpellées ont été aperçues en train d’ériger des barricades, dans plusieurs rues et avenues de la ville. Certains sont aussi accusés d’avoir arraché les files pour l’éclairage public.

Ces activistes qui déplorent l’improductivité et l’inefficacité de cette mesure spéciale décrétée en mai 2021 par le président, Félix Tshisekedi dans le souci de rétablir la paix dans la région, exigent « la bonne justice » à leurs camarades de la Lucha et Véranda en appel.

Ils exigent aussi le remplacement du juge président du tribunal militaire Garnison de Beni, Anicet Kalambayi et le magistrat Hubert Kabandani pour « monnayage de la justice, incompétence, corruption » avant d’appeler à des poursuites judiciaires contre le maire Narcisse Kashale Muteba et du commandant de la PNC/Beni Sébastien Jean Kahuma pour assassinat présumé de l’activiste Ushindi Mumbere.

Carmel NDEO

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