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Sénat : La question orale avec débat de Victorine Lwese adressée à la Ministre des mines programmée ce mardi

La question orale avec débat de la sénatrice Victorine Lwese à la Ministre des Mines est finalement alignée pour ce mardi 5 avril. Adressée depuis le 8 octobre 2021, la ministre des mines, Antoinette N’samba, est attendue au Sénat pour éclairer la religion de la chambre haute congolaise sur notamment l’exploitation des minerais qui « doit profiter non seulement aux Congolais d’aujourd’hui mais aussi de demain ».

Se basant sur un reportage qui décrit les scènes vécues par une délégation officielle des autorités congolaises censées visiter une mine exploitée par des sujets chinois dans la localité Kamituga au Sud-Kivu, la sénatrice Victorine Lwese attend de la ministre des mines la révélation des identités de deux sociétés minières mises en cause.

Bien plus, la ministre des mines devrait également informer le Sénat si « est-il stipulé dans les contrats signés par ces deux sociétés que durant la période d’exploitation, il ne peut y avoir ni visite ni contrôle qu’exerceraient les agents de la direction provinciale des mines dans les installations de ces sociétés ».

Par ailleurs, « au vu de ces images rappelant l’exploitation sauvage », Antoinette N’samba va également décliner « les mesures qui ont été prises par son ministère, à la fois, pour démontrer que l’État n’est pas mort et que le code minier reste de rigoureuse application ».

Pour la sénatrice Victorine Lwese, étant donné que l’exportation des minerais à l’état brut est interdite en RDC, « en n’acceptant pas la présence des représentants de l’État dans les sites miniers, les exploitants couvrent ainsi l’exportation des minerais bruts et autres dérivés en échappant au contrôle de l’État. C’est pourquoi, l’exploitation et l’exportation des minerais en rupture avec le code minier méritent que la religion du Sénat soit éclairée ».

D’après le récit du journaliste Alain Foka, la délégation officielle une fois arrivée à l’aéroport de Bukavu n’a donc pas réussi à atteindre le site de cette exploitation minière. Les tenants du lieu ayant tout simplement fermé boutique après avoir été prévenus de la visite officielle par le Ministre provincial des Mines.

Alain Foka renseigne même que le principal pont conduisant au site minier contrôlé par des fameux chinois a été détruit et mis hors service de manière délibérée. D’où son interrogation cherchant à savoir pourquoi cette mine de Kamituga fonctionne-t-elle en toute illégalité sans que personne n’y ait accès ni ne sache les types de minerais exploités, moins encore personne n’est capable de contrôler les quantités produites.

Toujours au Sud-Kivu, le Gouverneur de Province, Théo Ngwabidje, a récemment suspendu les activités de six sociétés minières appartenant aux ressortissants chinois pour non respect de la réglementation en vigueur.

Stéphie MUKINZI M

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