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Destitution du ministre de l’économie : « JM Kalumba victime expiatoire de la gestion chaotique de l’union sacrée »

Le tout premier membre du gouvernement issu de la majorité parlementaire après la chute de la coalition FCC-CACH, à savoir l’union sacrée de la nation a été destituée par l’assemblée nationale en dépit des plusieurs tentatives de sauvetage organisées en interne. Il s’agit du ministre de l’économie, Jean-Marie Kalumba.

Alors que le gouvernement voit derrière cette décision parlementaire un exemple mémorable de démocratie, l’opposition estime quant à elle qu’il s’agit plutôt d’une distraction dont le seul but est d’aveugler les congolais à l’approche des élections prévues en 2023.

Selon la sénatrice et membre de la famille politique de Joseph Kabila, Francine Muyumba, le mal est bien profond.

« Pour aveugler le peuple, on destitue le ministre de l’Economie. Il ne s’agit pas d’un ministre car celui de RAM est toujours en fonction, le mal est plus profond, ne créons pas des boucs émissaires pour justifier les chaos de l’union sacrée de la nation. Allons à l’essentiel, préparons les élections », a réagi Francine Muyumba avant d’ajouter que « le ministre de l’Economie n’est pas le chef du gouvernement, ni le Chef de l’Etat ».

En outre, l’ancienne présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse a rappelé que la grande partie des griefs reprochés au ministre de l’économie passent et obtiennent l’approbation en conseil des ministres qui se tient régulièrement chaque vendredi.

« Il faut comprendre le jeu dans lequel ils veulent nous amener à la veille des élections, tout est bien calculé », affirme Francine Muyumba.

Les députés nationaux reprochaient au ministre de l’économie la hausse récente des prix des produits de première nécessité sur le marché congolais, l’importation de poissons chinchards de la Namibie, en lieu et place de l’acquisition de bateaux de pêche et l’appui aux pêcheurs locaux.

Outre ces griefs, Jean-Marie Kalumba était également accusé de :

  • Le non-respect des tarifs officiels par les opérateurs du secteur du transport aérien;
  • Les pénuries d’essence dans certaines stations de la capitale et les prix relativement élevés des carburants à l’intérieur du pays;
  • La violation du code de bonne conduite de l’agent public de l’État pour avoir donné de l’argent à des enfants mineurs.

Carmel NDEO

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