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RDC : Matata Ponyo refuse l’offre de Hyundai Palissade et la qualifie « de symbole de la mauvaise gouvernance »

L’ancien premier ministre congolais sous le régime Kabila, Augustin Matata Ponyo Mapon, refuse l’offre gratuite de la Hyundai Palissade faite aux sénateurs par le gouvernement de la République.

Dans une correspondance adressée, mercredi, au président de la chambre haute, Bahati Lukwebo, dont une copie est parvenue à POLITICO.CD, le sénateur Matata Ponyo qualifie ce don d’un symbole « de la mauvaise gouvernance dans la gestion des affaires de l’État ».

En à croire Matata, « Il est incompréhensible et inacceptable qu’au même moment que la plupart des députés et gouvernements provinciaux accusent plusieurs mois de retard de paiement de leurs émoluments et rétrocessions, qu’un tel don de plusieurs dizaines de millions de dollars américains soit accordé à quelques 609 députés et sénateurs », déplore-t-il.

Pour appuyer sa prise de position, Matata Ponyo énumère une liste non exhaustive des projets socioéconomiques financables par les fonds alloués à l’achat de ces véhicules considérés comme « don du gouvernement » aux parlementaires congolais. Ces fonds, selon lui, sont estimés à près de 40 millions de dollars américains pour 65 milles dollars par véhicule.

Des fonds, qui, augure-t-il, peuvent aider à la construction de trois à quatre universités dans les provinces, la construction de plus de 400 écoles primaires, la construction de quatre grands hôpitaux régionaux, l’acquisition de deux avions Airbus 310 de moins de 10 ans, etc. Selon lui, cet acte démontre à suffisance que « l’implication personnelle (de Lukwebo) pour l’octroi de ces véhicules de luxe aux sénateurs symbolise la mauvaise gouvernance au sommet du sénat », s’est-il adressé au président de la chambre haute du parlement congolais.

Privé de liberté et sans indemnité, Matata charge toujours Lukwebo de violer la constitution en refusant d’appliquer l’arrêt de la cour constitutionnelle. Depuis, les violons ne s’accordent presque pas avec son chef direct au sénat, Bahati Lukwebo.

Serge SINDANI

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