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Incursion du M23 en RDC : « Nos populations ne doivent pas être victimes de l’incompétence d’un Gouvernement illégitime » (Fayulu)

Le mouvement insurrectionnel M23 a attaqué les positions de l’armée congolaise à Runyoni et à Chanzu dans la nuit de dimanche 27 à lundi 28 mars dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon l’opposant Martin Fayulu, qui revendique toujours la victoire à la présidentielle de décembre 2018, cette énième agression du M23 et de ses parrains Rwandais contre la RDC est inacceptable.

« Révolté d’apprendre que Rwanguba et Bunagana au Nord-Kivu (sous état de siège) sont menacés par une puissance de feu redoutable. Cette énième agression du M23 et de ses parrains Rwandais contre la RDC est inacceptable ! », s’exclame-t-il.

Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo ont annoncé que le M23 soutenu par les forces de défense du Rwanda, les RDF, a mené des incursions et attaqué les positions des FARDC de Tchanzu et Runyonyi dans le territoire de Rutshuru.

« Au cours de ces attaques, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo ont mis la main sur deux militaires rwandais. Il s’agit de l’adjudant Habyarimana Jean-Pierre, matricule AP 27779, et du soldat de rang Uwajeneza Muhindo John, alias Zaje, tous du 65 ème bataillon de la 402 ème brigade des forces de défense du Rwanda. Ces deux sources crédibles précisent le nom de leur unité et l’identité de leurs commandants de bataillon et de brigade. Le 65 ème bataillon et la 402 ème brigade commandés respectivement par le lieutenant-colonel Burundo Joseph et le Général Nkubito Eugène sont basés à Jarama, au camp militaire Kibungo au Rwanda », ont expliqué les FARDC.

Ces combats entre les FARDC et ces rebelles ont poussés des habitants des villages de la région à fuir vers l’Ouganda, selon des sources locales.

Dans un message publié sur son compte Twitter officiel, Martin Fayulu dénonce : « Nos populations ne doivent pas être victimes de l’incompétence d’un Gouvernement illégitime et incapable d’adresser les causes profondes de la crise ».

Pour lui, il est temps que chaque congolais(e) se dresse contre cette escroquerie meurtrière entretenue par le laxisme, la complaisance et l’hypocrisie générale sur la crise à l’Est de la RDC.

Le M23, également appelé « Armée révolutionnaire congolaise » est issu d’une ancienne rébellion tutsi congolaise du Nord-Kivu jadis soutenue par le Rwanda et l’Ouganda, pays frontaliers de cette province en proie depuis plus de 25 ans aux violences de nombreux groupes armés.

Défait en 2013 par l’armée congolaise, le M23 refait parler de lui depuis novembre, lorsqu’il a été accusé d’avoir attaqué plusieurs positions militaires dans la région de Rutshuru.

L’armée congolaise mène des opérations militaires dans la province du Nord-Kivu tout comme dans celles voisines de l’Ituri où est décrété l’état de siège et du Sud-Kivu contre ces groupes, dont le M23.

Dans un communiqué publié dimanche et authentifié par l’AFP, l’ex-mouvement rebelle a estimé que les opérations de l’armée congolaise « contre (ses) combattants traduisent, sans doute, le choix définitif du gouvernement de la République d’en découdre avec le M23 ».

Dominique Malala

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