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Beni : Déplacement massif de la population après une attaque sanglante à Kamango

Un déplacement massif de la population s’observe depuis la journée de ce jeudi 17 mars 2022 dans l’agglomération de Kamango, située dans la chefferie de Watalinga, c’est dans le territoire de Beni (Nord-Kivu).

En effet, cette situation intervient au lendemain d’une attaque des rebelles Ougandais d’Allied Démocratic Forces (ADF) dans cette région ayant coûté la vie à au moins 11 personnes. Nos sources sur place révèlent que 7 personnes sont des civils massacrés par les assaillants, 3 des rebelles neutralisés par les FARDC et un élément loyaliste tombé sur le champ de bataille.

La société civile a réfuté l’information annoncée par le porte parole de l’armée sur la neutralisation de 3 combattants ADF. « Sans minimiser les efforts de l’armée », Baraka Bakwesi, cadre de la société civile de la place, renseigne qu’aucun corps des rebelles ADF n’a été retrouvé après l’attaque.

A l’en croire, « il s’agit du triomphalisme sans raison ». Par ailleurs, l’armée elle, campe sur son annonce et indique avoir bel et bien neutralisé 3 ADF.

« Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo ont neutralisé 3 terroristes ADF/MTM dans la nuit du mercredi à ce jeudi 17 mars, dans la cité de KAMANGO. Ces terroristes djihadistes voulaient se ravitailler en nourritures et autres biens de première nécessité. Après un affrontement entre l’armée régulière et terroristes ADF/MTM, un soldat des FARDC est tombé sur le champ d’honneur. Le calme est revenu ce matin, malgré la peur qui est encore visible au sein de la population de cette cité de la chefferie de watalinga. Nous assurons la population que les renforts militaires ont été déjà envoyés pour assurer davantage la sécurité de la cité de KAMANGO », a précisé le capitaine Antony Mwalushayi.

La société civile, regrette que l’armée ne réagit qu’en défensive et déplore que celle-ci ne capitalise pas les alertes de la population pour dissuader l’ennemi.

Kamango est devenu le théâtre de guerre depuis un mois. Pourtant contrôlée par les FARDC et les UPDF, cette agglomération connait des attaques sanglantes.

Azarias Mokonzi depuis Beni

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