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Assemblée nationale : « Fraude, tricherie et perte du sens de se gêner, Bakonga est venu déranger l’opinion » (Me Willy Wenga)

La Présence de l’ancien Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), Willy Bakonga, à la cérémonie d’ouverture solennelle de la première session ordinaire de l’année 2022, a fait enflammer, le mardi 15 mars, la presse congolaise et les réseaux sociaux.

Dans une interview accordée à POLITICO.CD la matinée de ce mercredi 16 mars, Me Willy Wenga a laissé entendre que Willy Bakonga a perdu son mandat de député national, d’abord en optant pour le Sénat et « plus grave » en étant condamné à la servitude pénale pour une infraction intentionnelle.

Aussi, dit-il, dans ce dernier cas, même son mandat au Sénat est perdu conformément aux dispositions de l’article 110 point 8 de la Constitution de la République.

À cet effet, pour l’avocat au barreau de Kinshasa-Gombe, c’est certainement le clientélisme, « fraude, tricherie et perte du sens de se gêner. Willy Bakonga est venu déranger l’opinion ». Me Willy Wenga en appelle l’Assemblée nationale à respecter la Constitution de la République.

Prenant part à l’hémicycle, aux côtés d’autres députés nationaux, Willy Bakonga semble avoir repris ses fonctions de député national. Alors qu’il avait été condamné, le 30 avril 2021, à trois ans de prison pour « blanchiment d’argent », par la Cour de Cassation et après libéré à la faveur d’une grâce présidentielle en décembre de la même année. Une libération qui avait soulevé le tollé général.

Dans la foulée, la Ministre d’État en charge de la Justice, Rose Mutombo avait fustigé cette libération qui, selon lui, était « irrégulière » signée par le procureur général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe. Aussi, disait-elle, cela illustre un excès de pouvoir qui porte atteinte à l’ordonnance Présidentielle du 28 juillet 2021. Pour elle, cette tâche revenait plutôt au procureur près la Cour de Cassation.

Sa libération avait déçue l’opinion publique qui attendait à ce que Willy Bakonga retourne en prison. Sans succès ! Un moment, il avait été annoncé en exil en France, revoici Willy Bakonga dans la salle des Congrès du Palais du peuple à Kinshasa, libre avec une casquette de député national.

Déjà, les banderoles avaient été placés de partout dans la ville de Kinshasa annonçant l’adhésion de l’ancien ministre de l’EPST, Willy Bakonga à l’Union Sacrée de la Nation.

Christian Okende

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