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RDC : Le Ministre des droits humains lance des consultations populaires pour la paix à Tshikapa

Depuis la ville de Tshikapa dans la province du Kasaï où il séjourne, le Ministre des Droits Humains, Albert-Fabrice PUELA a lancé, ce lundi 14 mars, des consultations populaires dans le cadre de la justice transitionnelle en République Démocratique du Congo.

L’objectif de sa mission consiste à consulter tous les chefs coutumiers représentants les communautés du Kasaï pour fumer le calumet de la paix, comme, selon lui, le veut le Président de la République, Félix Tshisekedi.

Le Ministre des Droits Humains fait allusion aux différents conflits qui ont causé des morts durant plusieurs années au pays dont, d’après lui, seule la justice transitionnelle, est la mieux indiquée pour connaître la vérité sur ce qui s’est réellement passé autour des atrocités dont ont été victimes de nombreux congolais dans le Kasaï dans l’affaire de Kamuina Nsapu.

D’après la cellule de communication, les chefs coutumiers représentants des communautés du Kasaï se sont serrés les mains, ce lundi 14 mars, en guise de réconciliation.

Profitant de cette occasion, le Ministre des droits humains a mis sur pied une commission vérité et réconciliation pour documenter les crimes et les auteurs intellectuels qui ont endeuillé plus d’une famille dans le Kasaï lors de l’apparition des miliciens «Kamuina Nsapu», renseigne la même source.

Dans la foulée, apprend-on, les membres de la société civile, les députés nationaux et provinciaux, les jeunes de Tshikapa, les représentants du consortium des ONGS des droits de l’homme et les délégués de la Présidence de la République, ainsi que d’autres leaders sociaux, ont émis le vœu de la mise en place d’un tribunal pour la justice transitionnelle devant poursuivre les auteurs des crimes mais aussi assurer la réparation des victimes.

Devant l’autorité coutumière Pende, Tshokwe et Luba vivant autrefois à couteaux-tirés, le Ministre des Droits Humains les a fait savoir que le massacre de deux experts de l’ONU dans l’hinterland du Kasaï a placé la RDC sur la liste noire.

Selon les informations rapportées par la cellule de communication, après les poignées de mains, les grands chefs coutumiers représentants les trois grandes tribus autochtones de Tshikapa, ont véhiculé, à tour de rôle, le message de paix en patois pour la bonne cohabitation.

Il sied de noter que ces consultations nationales pour la justice transitionnelle vont s’étendre sur toute l’étendue du territoire national dans la ligne droite de cerner la vérité des faits, condamner les auteurs des crimes perpétrés au fil du temps et surtout rétablir les victimes dans leurs droits, apprend-on.

La même source indique qu’à la fin de la réconciliation des ces chefs coutumiers, le Ministre des Droits Humains, Albert-Fabrice Puela les a tous convié à une visite guidée au mur dénommé: «Reconciliation construit au cœur de Tshikapa», symbolisant l’enterrement de l’hache de guerre des conflits intercommunautaires.

Christian Okende

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