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RDC : Les groupes armés et les FARDC ont commis des violences sexuelles sur 19 victimes en janvier (BCNUDH)

Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) renseigne que les groupes armés ont commis la majorité des violences sexuelles sur les civils avec un total de 12 victimes au mois de janvier 2022. C’est ce qu’a révélé la note du BCNUDH sur les principales tendances des violations des droits de l’homme au mois de janvier 2022 en RDC.

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont, à leur tour, commis des violences sexuelles sur sept (7) femmes au cours du même mois.

« Contrairement au mois précédent, les groupes armés sont responsables de la majorité des violences sexuelles commises sur les civils, avec un total de 12 victimes en janvier 2022. Les principaux auteurs de violences sexuelles parmi les groupes armés sont les Nyatura, les combattants Apa Na Pale, Mundos et les combattants du M23 (deux victimes respectivement). Les agents de l’Etat ont, quant à eux, commis des violences sexuelles sur sept femmes au cours de la période en revue. Tous ces cas sont attribuables à des militaires des FARDC.», peut-on lire dans ce document parvenu à la rédaction de POLITICO.CD ce mercredi 9 mars 2022.

D’après la même source, le Nord-Kivu figure à la tête de la liste des provinces ayant enregistré des victimes de violences sexuelles avec un total de huit (8) victimes, suivie du Sud-Kivu avec cinq (5) victimes, de l’Ituri et du Tanganyika avec deux (2) victimes à chacune.

Le BCNUDH note en outre une diminution des cas de violences sexuelles relatives au conflit documentés en janvier 2022 sur des victimes adultes par rapport au mois de décembre 2021. Il a enregistré au moins 19 victimes adultes (femmes) au cours du mois de janvier contre 28 pour le mois de décembre 2021.

Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a répertorié 43 violations des droits de l’homme relatives à l’espace démocratique en janvier 2022 contre 30 violations enregistrées en décembre 2021.

« En janvier 2022, le BCNUDH a documenté 43 violations des droits de l’homme liées à l’espace démocratique, une augmentation de 12 violations par rapport à celles documentées au cours du mois de décembre (30). Parmi ces violations, 37 sont imputables aux agents de l’Etat dont 23 violations pour les agents de la PNC, 11 pour les militaires des FARDC, deux pour d’autres agents de l’Etat et une pour les agents de l’ANR. Par ailleurs, six violations sont imputables à des combattants de groupes armés, dont la totalité à des combattants Maï-Maï. », a-t-il expliqué dans son rapport.

Au moins 4 éléments des FARDC, 3 policiers et 10 civils condamnés pour des violations et atteintes aux droits de l’homme

Par ailleurs, il signale qu’au moins quatre (4) militaires des FARDC, trois (3) agents de la Police nationale congolaise (PNC) et dix (10) civils ont été condamnés pour des violations et atteintes aux droits de l’homme sur l’ensemble du territoire congolais.

« Le BCNUDH a continué d’apporter son soutien aux autorités congolaises dans le cadre de la lutte contre l’impunité des violations et des atteintes aux droits de l’homme. Au moins quatre militaires des FARDC, trois agents de la PNC et 10 civils ont été condamnés par des juridictions congolaises pour des violations et atteintes aux droits de l’homme sur l’ensemble du territoire congolais. », a-t-il souligné.

Il a également fait savoir qu’il a organisé et soutenu l’organisation d’environ quatre (4) activités qui ont porté sur la formation et le renforcement des capacités des agents de l’État.

« Pendant le mois de janvier 2022, le BCNUDH, a organisé ou soutenu l’organisation d’au moins quatre activités auxquelles ont participé 40 femmes et 105 hommes. Ces activités ont porté sur la formation et le renforcement des capacités des agents de l’État en particulier des officiers des FARDC et de la PNC, des fonctionnaires de l’administration centrale, des députés, membres de gouvernements provinciaux et comités locaux de protection. », peut-on lire dans ce document du BCNUDH.

Le BCNUDH souligne, par ailleurs, que ces tendances sont partagées régulièrement avec les autorités pour qu’elles prennent des actions nécessaires et traduire en justice les auteurs présumés des violations des droits de l’homme documentées.

Christian Malele

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