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Coopération RDC-Turquie : « Avec l’apport de l’industrie militaire turque nous pouvons mettre un terme à la guerre dans l’Est » (Seth Kikuni)

Confrontée à une guerre asymétrique qui ne dit son nom depuis plus de 20 ans dans sa partie Est, la République démocratique du Congo est à la recherche d’une recette miracle. En dépit de l’institution de l’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu, les cas de tueries continuent à être déplorer.

Pour Seth Kikuni, la RDC peut compter sur les accords signés récemment entre Félix Tshisekedi et le président turc, Recep Tayyip Erdogãn, pour terminer sa guerre dans l’Est. Reconnaissant le développement rapide de l’industrie de défense turque et ses exploits à Azerbaïdjan et en Libye, il soutient qu’il y a de quoi espérer.

« Un aspect important c’est par rapport au contenu des accords qui ont été signés. Il y a eu 7 accords signés qui tournent principalement au tour de deux catégories : la défense et les infrastructures. Aujourd’hui l’industrie de défense turque se développe à une vitesse rapide. L’Azerbaïdjan était en guerre contre l’Arménie au sujet du haut Carabas, c’est grâce à l’industrie de la défense turque qu’ils ont remporté la bataille. En Libye, on a vécu la même chose, le gouvernement avait de problème avec des rebelles, c’est grâce aux drones turcs qu’ils ont pu remporter cette guerre. Aujourd’hui nous avons une guerre dans l’est du pays, on a vu un accord de défense, la Turquie à travers ce qu’elle fabrique, essaie de montrer à la face du monde qu’ils sont capables de développer des armes qui peuvent aider un pays à mettre fin à sa guerre donc dans ce sens, il ya lieu de se réjouir peut-être avec l’apport de l’industrie de la défense turque nous pouvons mettre un terme à cette guerre qui n’a que trop durée », explique-t-il à POLITICO.CD

Revenant sur l’arrivée du Président turc en RDC, accompagné de 300 investisseurs, Seth Kikuni rappelle que depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir, « il n’y a pas des investissements directs étrangers » au pays. La présence de la délégation turque en RDC est donc « une opportunité » pour présenter un marché viable et attractif.

« Depuis que Félix Tshisekedi est au pouvoir, il n’y a pas des investissements directs étrangers en République démocratique du Congo. Nous avions vu le président turc débarqué avec 300 investisseurs, 300 grandes entreprises qui valent sur le marché turc près de 500 milliards USD en terme de chiffre d’affaires. Leur présence est une opportunité de présenter la République démocratique du Congo comme un marché viable, attractif pour les entreprises. C’est la raison pour laquelle les gens du pouvoir se réjouissent », a ajouté cet ex candidat à la présidentielle de 2018.

La RDC et la Turquie ont signé 7 accords parmi lesquels il y a notamment l’accord-cadre militaire, protocole relatif aux aides financières, accord de coopération sur l’industrie de la défense, protocole d’accord sur la construction du centre des finances de Kinshasa, protocole d’accord concernant l’infrastructure et le transport fluvial sur le fleuve Congo et ses affluents, protocole d’accord pour la construction de 1083 kilomètres d’autoroute, protocole d’accord pour la construction de la ligne de chemin de fer.

Stéphie MUKINZI M

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