PUBLICITÉ

Réformes Électorales: Denis Kadima en tête-à-tête avec Christophe Mboso

Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Denis Kadima accompagné de tous les membres du Bureau et de la plénière a été reçu, en audience ce lundi 7 mars, par le Président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’kodia.

Ils ont échangé, d’après les informations rapportées par la cellule de communication de l’Assemblée nationale, notamment sur le processus électoral de qualité, la collaboration entre la CENI et la Chambre Basse du Parlement ainsi que les questions liées à la loi.

C’est dans ce cadre que Denis Kadima avec les membres du Bureau et de la plénière de la CENI est allé rencontrer le speaker de l’Assemblée nationale pour discuter de la collaboration étroite qu’il y aura entre les deux institutions.

Au sortir de son audience, Denis Kadima espère que, durant la session de Mars, une discussion devra avoir lieu pour avancer jusqu’au point d’avoir les réformes électorales car, dit-il, les réformes en soi ont un impact sur les opérations de la CENI pour les élections qui se profilent à l’horizon.

Pour le moment, il indique qu’aucune loi n’est en souffrance, mais, fait-il observer, il peut y avoir de réformes le cas échéant.

«Nous savons qu’il y a une proposition de loi, nous allons l’analyser à notre niveau et discuter avec l’Assemblée nationale. Nous espérons que, durant cette session de Mars, une discussion devra avoir lieu et devons avancer jusqu’au point d’avoir les réformes, le cas échéant, parce que les réformes en soi ont un impact sur les opérations. Plus tôt ce fait, plus tôt on avance», a-t-il expliqué.

Des contraintes dans le processus électoral

Si tout va bien, le 23 décembre 2023, le peuple congolais serait attendu devant les urnes. Il serait question de départager les acteurs politiques, engagés dans la course à la présidentielle ainsi qu’aux législatives nationales et provinciales, face à leurs ambitions.

Pour y arriver, il ne serait pas exagéré de rappeler, ici, qu’il faudrait, outre les réformes électorales, la loi électorale, le fichier électoral encore des lois essentielles. Il y en a deux, au total. La Loi électorale et la loi portant répartition des sièges. Il faudrait également des moyens financiers, logistiques et matériels, avant d’y associer des garanties de sécurité et de paix à travers le pays.

Bien plus, la liste de ces exigences est longue, selon que la CENI, l’organe technique qualifié en la matière, avait présenté, tout récemment, sa feuille de route avec toute une pile de contraintes dont le gouvernement de la République devra s’assumer pour faire avancer le processus électoral.

Pendant ce temps, l’aile dure de l’Opposition, Lamuka et FCC de Joseph Kabila, est restée scotchée sur la dépolitisation de la CENI et pas de glissement en 2023, ni Kadima ; elle ne décolère pas, en dépit de tous les appels de l’ONU et des Evêques. Par contre, elle revient sur la stratégie des marches pacifiques.

De son côté, Martin Fayulu souligne quelques situations alarmantes, espérant que l’UA usera de son influence morale et de son rôle politique pour agir en conséquence afin de contribuer à assurer la paix, la stabilité et le développement démocratique en RDC.

De ce fait, il accuse le régime en place d’instaurer un système «dictatorial» en violation de la Constitution, et de «l’instrumentalisation» du pouvoir judiciaire ; la tentative d’instaurer un système de parti unique en créant l’Union Sacrée de la Nation, en violation de l’article 6 de la Constitution qui «reconnaît le pluralisme politique en RDC» et de la l’article 7 qui «interdit l’institution, sous quelque forme que ce soit, d’un seul parti sur tout ou partie du territoire national».

Dans une lettre adressée, le 5 février dernier, aux chefs d’État des pays membres de l’Union Africaine, Martin Fayulu pense que des parlementaires et dirigeants de partis politiques ont été contraints, sous peine de poursuites judiciaires, d’adhérer à «l’Union Sacrée de la Nation, la nouvelle structure politique de Félix Tshisekedi».

Selon lui, la détermination de Félix Tshisekedi à contrôler les deux principales institutions concernées par le processus électoral en RDC, à savoir : la CENI et la Cour Constitutionnelle, dont, estime-t-il, l’indépendance et l’intégralité ont été souillées par le régime en place.

Il sollicite auprès de l’Union Africaine de s’investir pour mettre en place un cadre de discussions entre parties prenantes afin d’adopter des réformes électorales consensuelles et créer un environnement véritablement propice à la tenue des élections libres, justes, impartiales et apaisées en 2023.

Christian Okende

- Publicité -

EN CONTINU