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XIIème conférence diplomatique : Le Gouvernement déterminé à redorer l’image de la RDC à l’extérieur

Le Président de la République, Félix Tshisekedi a ouvert, ce samedi 26 février dans la salle d’amphithéâtre du ministère des affaires étrangères, la XIIème conférence diplomatique à Kinshasa, devant le 1er Ministre, les membres du Gouvernement, des membres du Bureau de la Conférence, tous les chefs des missions, les ambassadeurs, Directeurs-chefs de services, les ambassadeurs de la République, les secrétaires généraux, les conseillers membres du collège diplomatique de la présidence et de la primature, les experts à la Centrale, les experts des ministères de l’intégration Régionale et le Protocole d’État ainsi que les présidents de deux chambres du Parlement.

Cette conférence se tient, sous le haut patronage du Président de la République, du 26 au 28 février sous le thème : «La diplomatie au service du développement de la RDC et de la paix».

Prenant la parole, le Vice-premier Ministre, Ministre des Affaires Étrangères, Christophe Lutundula a fait savoir que, sous d’autres cieux, la conférence diplomatique est un cadre ou un lieu d’évaluation de l’action diplomatique, d’échange d’expériences, de concertation entre les Chefs des missions diplomatiques et des postes consulaires d’un pays et de rencontre avec leur hiérarchie afin de définir de nouveaux objectifs, orientations et priorités de sa politique extérieure ainsi que les actions et ressources requises pour les matérialiser.

Il a, à cet effet, indiqué que la structuration et la périodicité des conférences diplomatiques varient d’un État à l’autre.

À l’en croire, en RDC, l’organisation de la XIIème conférence diplomatique est dictée non seulement par les mutations politiques, économiques et sociales qui ont jalonné la vie nationale depuis la XIème conférence tenue en 2010, il y a de cela 11 ans, jour pour jour, mais aussi par les défis et enjeux internationaux de l’heure.

Christophe Lutundula a rappelé, dans son discours, qu’à partir de 2015, la RDC a traversé une zone d’assez fortes turbulences dont les conséquences ont été notamment : sa mise en quarantaine diplomatique par suite des atermoiements du pouvoir de l’époque d’organiser les élections crédibles dans les délais constitutionnels et de la répression sanglante des manifestations pacifiques réclamant ces élections ; le dérapage du cadre macroéconomique ; le ralentissement de la croissance économique ; le refroidissement de la coopération bilatérale et multilatérale avec les bailleurs des fonds, spécialement avec les institutions de Breton Woods.

Ajustement stratégique de la politique extérieure

«Nous ne pouvons pas ignorer la révolution des technologies de l’information et de la communication traduite plus spécialement par le numérique. Cette révolution a imposé de nouveaux modus operandi et vivendi qui participent à la modernité de la gouvernance. Elle requiert des réformes administratives dans tous les secteurs d’activités humaines, publics et privés», a-t-il renchéri.

Face à cela, dit-il, la RDC doit s’adapter à toutes ces transformations qui ont modifié profondément les logiciels de la gouvernance nationale et internationale, au risque d’évoluer en marge des progrès de l’humanité et de plomber, «ipso facto», l’élan pris sous le leadership du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, pour hisser la RDC au rang des ceux émergents.

Dans cette perspective, d’après Christophe Lutundula, il est impérieux notamment d’ajuster la politique extérieure du pays et d’adopter des stratégies diplomatiques adéquates afin, d’une part, de capitaliser les opportunités de partenariat offertes par la coopération internationale pour optimiser l’exploitation d’énormes ressources naturelles de la RDC au profil du peuple congolais et, d’autres part, de faire entendre sa voix dans le concert des nations, en particulier en Afrique sur les enjeux de l’heure.

«C’est dans le même but aussi que la modernisation de l’administration des affaires étrangères et de la coopération internationale est devenue une exigence de management incontournable. Cette administration doit être mise à niveau en ce qui concerne son personnel, son cadre organique, ses méthodes et instruments de travail ainsi que les ressources mises à sa disposition», a déclaré Christophe Lutundula.

Il a lieu de noter que cette XIIème conférence diplomatique à Kinshasa s’est inscrit dans l’impératif d’ajustement stratégique de la politique extérieure de la RDC, d’adaptation à la nouvelle configuration politique des institutions de la République, aux options fondamentales levées par le Chef de l’État et aux réalités actuelles de l’environnement international, d’une part, et dans celui de modernisation de son administration, d’autre part.

En somme, il s’agit de fixer, à en croire le VPM Christophe Lutundula, les modalités pratiques de mise en œuvre de la politique extérieure définie par le Gouvernement de la République en concertation avec le Chef de l’État, et de réunir toutes les conditions optimales d’une action diplomatique efficace pour le développement de la République Démocratique du Congo et la paix dans le monde, en particulier en Afrique.

Priorités du Gouvernement à la politique extérieure

Ce gouvernement de la nouvelle majorité bâtie sur le socle de l’Union Sacrée de la Nation et dirigé par l’actuel Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, avait présenté, le 26 avril 2021, un nouveau programme à l’Assemblée nationale qui l’a adopté à la quasi-unanimité.

En matière de politique extérieure, ce programme a assigné au Ministère des Affaires étrangères les tâches prioritaires ci-après :

  1. Faire participer la RDC au leadership, à la consolidation de la paix
    et au développent de l’Afrique et l’aligner parmi les acteurs de poids
    sur la scène internationale;

2.Intensifier la coopération régionale et internationale sans exclusive, dans une approche d’ouverture privilégiant le renforcement des
relations économiques, des échanges commerciaux et des partenariats gagnants-gagnants au profit de tous les Congolais;

  1. Faire de la diplomatie l’un des principaux outils et piliers du
    développement de la RDC;
  2. Redynamiser et renforcer la représentation diplomatique de la RDC;
  3. Restaurer la dignité du personnel diplomatique, le motiver davantage et le rendre plus professionnel et performant ;
  4. Redorer l’image de la RDC à l’extérieur.

En application de ce programme et face à la persistance de la gangrène de l’insécurité au Nord-Kivu, en l’Ituri et au Sud-Kivu, le Chef de l’État a, conformément aux articles 85 et 144 de la Constitution, proclamé l’état de siège dans ces provinces de l’Est infiltrées, en plus, par des terroristes de la mouvance islamiste.

«C’est ici le lieu de souligner le danger que constituent notamment le terrorisme,
la pauvreté, la pandémie de covid-19, les changements climatiques, les violences faites à la femme et leurs effets collatéraux, pour la stabilité des États, la
prospérité de l’économie mondiale et le bien-être des populations», a laissé entendre Christophe Lutundula.

Christian Okende

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