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RDC/Kinshasa : les étudiants de l’INBTP dénoncent la « prise en otage » de leur Institut par des non-étudiants

Les étudiants de l’Institut National du Bâtiment et des Travaux Publics (INBTP) sont montés au créneau, ce mardi 22 février, pour dénoncer la « prise en otage » de leur alma mater par des non-étudiants venus de l’extérieur et une dizaine d’étudiants qu’ils estiment être des corrompus. Selon eux, ils mettent en cause la sécurité au sein du campus et l’avenir de plusieurs étudiants et futurs ingénieurs.

D’après le Président des étudiants de l’INBTP, Jérémie Landa Kusonga qui a lu leur déclaration à travers la Radio TOP CONGO FM, cette situation de « prise en otage » a perduré plusieurs semaines, en orchestrant des troubles, des vols, et occasionnant des saisies illégales des biens des étudiants (téléphones, ordinateurs, argents, etc.).

Il a alerté qu’il se prépare actuellement un coup visant, d’après lui, à vandaliser leurs différents laboratoires chèrement acquis.

« Chers étudiants, chers finalistes, chers aînés, chers amis, l’heure est grave. Nous devons agir une fois pour toute ou nous taire à jamais. Cet agissement doit se faire aujourd’hui et maintenant même. Pendant que nous sommes à la maison, nous ne savons pas dans quel état se trouve notre alma mater dans son ensemble. Nous ne savons pas dans quel l’état se trouvent nos laboratoires chèrement acquis après beaucoup de sacrifices. Nous avons abonné nos collègues étudiantes et étudiants aux homes à la merci des inciviques infiltrés et brigands qui ont transformé notre alma mater à un véritable farouche», a-t-il déclaré.

À l’en croire, ils ont déjà perdu deux mois des cours à cause de la grève générale au sein du Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) et ils tendent vers le risque d’écoper d’une année blanche à l’INBTP à cause notamment des personnes « malintentionnées » qui, selon lui, « pour asseoir leur soif du pouvoir », auraient voulu utiliser les prétextes de réclamation de frais académique par les étudiants pour instrumentaliser les étudiants et non-étudiants ainsi que pour revendiquer autres choses que le frais académique. «Nous disons NON», a-t-il vociféré.

« À la communauté estudiantine de l’INBTP, les tireurs de ficelles ne cessent de peaufiner des stratégies pour entêter quelques étudiants corrompus à l’intérieur du home en les demandant de fermer hermétiquement des portails de l’Institut qu’ils ont soudé d’ailleurs il y a une semaine », a indiqué le Président des étudiants de l’INBTP Jérémie Landa Kusonga.

Soucieux de reprendre les activités académiques, la coordination des étudiants de l’INBTP a lancé un appel à tous les étudiants de leur Institut de rejoindre leur lutte en répondant présent au rassemblement de tous les étudiants à l’INBTP ce mercredi 23 février à 8h00.

Christian Okende

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