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RDC: L’évaluation de l’état de siège envisagée dès la rentrée parlementaire de mars

Le vice-président de la commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale , Jacques Djoli a annoncé au courant de la semaine dernière l’évaluation de l’état de siège décrété depuis près d’un an dans les provinces du Nord Kivu et de l’Ituri. Cet exercice devrait avoir lieu dès la rentrée parlementaire de mars.

« Le 15 mars, lorsque nous allons reprendre pleinement nos compétences et attributions, nous allons procéder à la deuxième évaluation (de l’état de siège) au niveau du parlement », a fait savoir Jacques Djoli qui estime que les options seront reprises au regard de cette évaluation.

Décrété en mai dernier dans les provinces de l’Ituri et Nord-Kivu, l’état de siège a pour objectif principal l’éradication des groupes armés locaux et étrangers qui endeuillent cette partie orientale du pays et y instaurer l’autorité de l’État.

Seulement, près de 10 mois, ce but est loin d’être atteint. Et les massacres à grande echelle, véritable signature de ces forces négatives sont toujours monnaie courante. Des exactions et massacres de la population civile allant jusqu’aux camps des déplacés inquiètent.

Récemment, les déplacés de la plaine de Savo, près de Bule dans la chefferie de Bahema Badjere, en territoire de Djugu, ont subi dans la nuit de mardi 1 février à mercredi 2 février 2022 une attaque sanglante de la milice Coopérative pour le développement du Congo (CODECO), en sigle. Une soixantaine des personnes ont été exécutées dans cette province qui est sous cette mesure sécuritaire spéciale.

Toutefois, les forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) croient fermement en la réussite de cette opération. L’armée note d’ailleurs plusieurs avancées depuis l’instauration de l’état de siège malgré les pesanteurs.

En marge de la cérémonie d’échange des voeux entre les officiers militaires et de police et le Président Tshisekedi, le Général Célestin Mbala a vanté les résultats engrangés depuis la mise en place de cette mesure d’exception.

« À ce jour, plusieurs centaines de rebelles étrangers ont été soit arrêtés soit neutralisés de manière définitive et d’autres encore, se sont rendus à nos forces de sécurité. Le même élan est observé dans le milieu des hors-la-loi Congolais qui se rendent à nos forces pour être réintégrés de manière durable à travers le programme (de réinsertion). Grâce à notre professionnalisme, on assiste donc à un festival de rééditions sur le terrain », s’est-il réjoui.

L’armée a réitéré sa détermination à ne ménager aucun effort pour mettre fin à l’aventure sans lendemain des rebelles et autres terroristes qui écument l’Est du pays.

Carmel NDEO

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