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RDC : Déjà en Angleterre, Kabund a 16 jours pour faire soigner son genou

Le président de l’assemblée nationale, Christophe Mboso, a autorisé enfin Jean-Marc Kabund, son premier vice-président à se rendre à Londres en Grande-Bretagne pour des soins médicaux suite à un traumatisme subi au genou gauche.

D’après une correspondance de la chambre basse du Parlement qui date du 18 février dernier et signée par son président, cette autorisation est valable pour 16 jours soit du 18 février au 05 mars 2022.

Cette autorisation est intervenue après que JM Kabund ait, dans une correspondance déplorée la confiscation de sa liberté de mouvement car, depuis début janvier 2022, il a écrit au président de l’assemblée nationale, Christophe Mboso pour demander son évacuation à l’étranger pour des soins de santé.

Une demande jetée dans les oubliettes par cet ancien membre du Front Commun pour le Congo en dépit de l’insistance de JM Kabund.

« J’aimerais vous réitérer avec insistance ma demande d’autorisation de sortie telle que discutée avec vous par téléphone depuis le 08 janvier 2022 dont les éléments ont été mis à la disposition de votre cabinet le 12 et rappelée le 26 du même mois par courrier de mon Chef de cabinet, vous transmettant mon rapport médical. Celui-ci décrit mon état de santé qui exige mon évacuation sanitaire en Grande Bretagne, suite au traumatisme subi au genou gauche », a écrit Kabund.

Jean-Marc Kabund a aussi déploré l’inaction de Mboso et souligne que sa liberté de mouvement en tant qu’élu n’est pas négociable, surtout que les députés sont en vacances parlementaires.

« Il y a lieu de constater que ma requête est restée sans suite jusqu’ici. C’est pourquoi je voudrais relever que cette inaction continue à porter atteinte avant tout à mon droit de circuler librement, lequel est garanti par la Constitution de la République, en son article 30, alinéa 1 et renchéri par le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale conformément à son article 104, alinéas 1, 2, 3 à savoir : le député a le droit de circuler sans restriction ni entrave à l’intérieur du territoire national et d’en sortir », rappelle Kabund.

Pour lui, qu’aucune mesure, qu’elle soit du bureau de l’assemblée nationale ou de toute autre autorité, ne peut avoir pour effet de porter atteinte au droit de libre circulation d’un député.

Autorisation assortie d’une condition

Selon les informations rapportées par Jeune Afrique, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi aurait autorisé la sortie de son ex allié Jean-marc Kabund mais à une seule condition de rester discret et d’éviter de s’exprimer sur les enjeux politiques de l’heure.

 « Toujours selon nos informations, instruction a été donnée le 17 février à Christophe Mboso de le laisser se rendre à l’étranger pour recevoir les soins nécessaires. Une autorisation assortie d’une condition : celle de rester discret et d’éviter de s’exprimer sur la situation politique nationale pendant sa convalescence », a publié jeune Afrique.

Jean Marc Kabund est tombé en disgrâce après avoir annoncé en mi janvier sa démission de son poste du premier vice-président de l’assemblée nationale. A la base de cette décision, une altercation entre les éléments de la Police commis à sa garde et les éléments de la GR. 

Le désormais ex-président de l’ UDPS, Kabund avait autorisé à ses éléments de mettre la main sur un élément GR commis à la garde d’un membre de la famille du Chef de l’Etat après que celui-ci avait pris le sens contraire sur poids lourd, à Kinshasa. En réaction, les GR ont, à leur tour, mis la main sur tous les policiers commis à la garde de Kabund dans sa résidence et n’ont pas hésité à casser meubles et autres biens. 

Carmel NDEO

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