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Élections 2023: « Jusqu’à ce jour, la CENI n’a reçu aucun rond sur le budget d’investissement » (Rapporteure)

L’escalade de déclarations contradictoires entre la commission électorale nationale indépendante (CENI) et le gouvernement congolais a été lancée de plus belle.

Seulement 24 heures après la sortie médiatique du ministre des Finances, Nicolas Kazadi au cours de laquelle, il a affirmé que le gouvernement a déjà déboursé près de 37 millions de dollars en faveur de la centrale électorale, la rapporteure de cette institution d’appui affirme avec hargne que « Jusqu’à ce jour, la CENI n’a reçu aucun rond sur le budget d’investissement ».

« Si vous voyez l’état actuel de notre bâtiment, ça vous renvoie déjà à ce que la CENI sollicite auprès du gouvernement. Et là, on parle de l’autonomie financière et administrative, c’est ça même le socle de notre indépendance », a insiste, Patricia Nseya, rapporteure de la Centrale électorale.

Néanmoins, elle renseigne que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a reçu le budget de fonctionnement de novembre et décembre, et le budget de fonctionnement de rémunération. Mais dit-elle, « Ce n’est pas avec le budget de fonctionnement ou de rémunération que la CENI va organiser les opérations électorales ».

La CENI veut son autonomie financière

La rapporteure de cette institution d’appui à la démocratie rappelle que l’autonomie de la CENI est le socle même de son indépendance

« Si la CENI réclame aujourd’hui son autonomie financière, c’est parce que toutes les lois, notamment la Constitution, la loi organique et la loi portant identification et enrôlement des électeurs nous confèrent notre indépendance et autonomie financière et administrative », a-t-elle expliqué.

A en croire ses dire, « le président Denis Kadima n’a fait que répondre aux questions des journalistes lors de sa récente sortie médiatique, mais malheureusement il y a eu une réplique du ministre des Finances. Cependant la CENI n’est pas dans la démarche du jeu de ping-pong, on ne veut pas à tout prix réagir ».

En ce qui concerne l’autonomie de la CENI, sa rapporteure fait notamment allusion à la décision du ministre des Finances de procéder au nom de la CENI, au paiement direct auprès des fournisseurs des véhicules de la nouvelle équipe sous prétexte d’une surfacturation.

« Nous avons estimé que nous ne pouvons pas donner suite à cette dépense et nous avons préféré faire un paiement direct auprès des fournisseurs aux vrais prix…. cela a poussé la CENI à penser que nous entachions son indépendance et son autonomie. Ce qui est une conception totalement erronée. Nous n’avons aucune intention, aucune raison de vouloir nous substituer à la CENI », a déclaré Dénis Kadima.

Selon lui, la CENI a envoyé les cotations des véhicules qui n’avaient rien à voir avec ce à quoi ils avaient droit de part leur ordre protocolaire et également les prix pratiqués étaient de 30 à 40 fois supérieurs que les prix les plus élevés qu’on pouvait rencontrer sur les marchés.

Carmel NDEO

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