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RDC : Le Député Claude Misare alerte l’ONU sur les massacres des civils commis par l’armée Burundaise au Sud-Kivu

Le député national, Claude Misare Mugomberwa a saisi l’ONU au sujet des massacres des populations civiles commis dans les hauts et moyens plateaux d’Uvira, Fizi et Mwenga au Sud-Kivu en RDC du 19 décembre 2021 au 31 janvier 2022 par l’armée Burundaise (Forces de défense nationale), Gumino, Twigwaneho et leurs alliés.

Cependant, il alerte l’ONU sur l’agression dont la RDC est victime et les violences graves de droits de l’homme commises par les éléments de Forces de Défense Nationale (armée Burundaise) sur le sol congolais.

D’après lui, ces violences sont en violation du point de la résolution 2625 qui dispose que les États s’abstiennent dans leurs relations interétatiques, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations-Unies et que, pour lui, l’ONU doit se saisir de cette affaire conformément à l’article 39 de la charte de l’ONU.

Dans sa saisine parvenue à POLITICO.CD, le député Claude Misare insiste qu’il y a agression lorsqu’un État use de la force militaire contre la souveraineté, l’intégralité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État.

Il a fait savoir à l’ONU que pendant la période allant du 19 décembre au 31 janvier 2021, les populations civiles d’Uvira, Fizi et Mwenga sont victimes d’agression liée aux affrontements entre le groupe armé burundais (RED TABARA) et la milice du Gouvernement Burundais (imbonerakure) sur le sol congolais.

« Le Gouvernement Burundais s’est permis de transformer le territoire congolais en champ de bataille sous prétexte de poursuivre leurs ennemis (RED TABARA et autres groupes rebelles burundais) et cela sans autorisation de la RDC. Cette guerre inédite sur le territoire congolais se déroule sous silence flagrant et criant de la communauté internationale qui se limite à observer les actes criminels à travers la MONUSCO et d’autres agences onusiennes. Du 19 décembre 2021 au 31 janvier 2022, ces affrontements ont engendré les conséquences ci-après : plus de 70 civils tués, 17 villages incendiés, plusieurs bétails volés par les éléments de l’armée Burundaiseb », a-t-il laissé entendre.

Pour lui, le Burundi est le responsable principal des crimes graves actuellement dans les hauts et moyens plateaux d’Uvira, Fizi et Mwenga à travers les éléments de forces de défense nationale, Gumino, Twigwaneho et leurs alliés.

Par conséquent, il demande qu’une enquête indépendante soit diligentée par les experts de l’ONU afin de bien établir les responsabilités et d’introduire une plainte à son égard. Il exhorte également le Conseil de Sécurité des Nations-Unies à prendre en urgence une résolution contre les actes flagrants de crimes d’agression commis dans les territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga conformément aux dispositions de l’article 39 de la charte des Nations-Unies.

Au Chef de l’État, Félix Tshisekedi, il encourage de créer une Unité spéciale des FARDC qui serait chargée de sécuriser les frontières entre la RDC et ses voisins (Rwanda, Burundi, Ouganda, Zambie, Angola, etc.).

Christian Okende

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