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RDC/CENI : Denis Kadima relève des contraintes susceptibles d’entraver le processus électoral

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a présenté, ce jeudi 03 février, sa feuille de route pour les prochaines échéances électorales prévues en 2023. Celle-ci prévoit entre-autres, l’organisation en Janvier 2022-Juillet 2023, des opérations de cartographie des sites opérationnels, identification et enrôlement des électeurs pour les élections directes du président de la République, députation nationale et provinciale et des conseillers des communes, secteurs et chefferies.

Profitant de l’occasion, le président de la centrale électorale, Denis Kadima, a révélé des contraintes d’ordre politique, administratif, sécuritaire, sanitaire, légales et financières qui pourraient empêcher à son équipe de tenir le délai constitutionnel quant à l’organisation des élections en 2023.

« Cette feuille de route ne peut se matérialiser que si un certain nombre de contraintes sont surmontées. Il s’agit des contraintes d’ordre politico-sécuritaire. Le deuxième groupe de contraintes, c’est les contraintes financières. Il y a des incertitudes au niveau du gouvernement. Il y a des contraintes d’ordre légal. Sur le plan technique, il y a aussi un certain nombre de contraintes », a dit Denis Kadima Kazadi.

Sur le plan financier, Dénis Kadima déplore le non-respect des engagements des institutions dans l’accompagnement de la CENI avant de rappeler que « tout retard à la préparation et l’organisation des scrutins porte préjudice à la convocation électorale ».

Aussi, Dénis Kadima pense que la non-reconnaissance de l’autonomie financière de la CENI et l’éventuel non-respect des engagements par les partenaires qui souscrivent au financement du processus entachent son indépendance et pourraient influencer sur les délais.

Dans un autre volet, le président de la CENI dénonce le manque de la volonté politique du président de la République, Parlement, le gouvernement, les Cours et Tribunaux, partis et regroupements politiques.

« Les intentions d’organiser les élections doivent être traduites par des actions concrètes », a argué Dénis Kadima.

S’agissant des contraintes légales, la CENI par son président pointe du doigt le Parlement qui, jusqu’à présent, n’a toujours pas amorcé le processus de la réforme de la loi électorale. A en croire ses dires, « si la réforme de la loi électorale ne se fait pas à la session de mars 2022, cela aura une incidence sur le calendrier général des opérations électorales ».

Contraintes sur le plan logistique, sécuritaire et sanitaire

Pour Denis Kadima, la faible capacité de la commission électorale nationale indépendante, en moyens logistiques de déploiement du matériel en volume et poids, la rend dépendante de la disponibilité et des interventions de différents partenaires. Il a également souligné le contexte sécuritaire préoccupant dans certaines zones du pays et le contexte sanitaire marqué par la pandémie de coronavirus ainsi que la résurgence des épidémies telles que Ebola, fièvre jaune etc.

Pour clore, le président de la CENI a accusé le gouvernement et le président de la République d’être responsables de la lenteur dans la mutualisation des opérations d’identification de la population, le recensement de la population et l’habitat ainsi que l’enrôlement des électeurs, qui est de nature à retarder le processus électoral déjà soumis aux contraintes de délai constitutionnel.

Lors de la présentation du projet de budget 2022 à l’assemblée nationale, le 15 novembre 2021, le premier ministre Sama Lukonde avait révélé qu’une réserve de 250 millions de dollars est destinée à l’exercice 2022 pour les tâches pre-électorales et 125 millions de dollars concernent le début des opérations de recensement et identifications de la population. Mais le seul bémol ce que jusqu’à ce jour, les fonds ne sont pas encore débloqués.

Carmel NDEO

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