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Attaque des déplacés par la CODECO : Le gouvernement provincial disponibilise des cercueils pour l’enterrement des victimes

Les déplacés de la plaine de Savo, près de Bule dans la chefferie de Bahema Badjere, en territoire de Djugu, ont subi dans la nuit de mardi 1 février à mercredi 2 février 2022 une attaque sanglante de la milice Coopérative pour le développement du Congo (CODECO), en sigle. Selon l’armée congolaise cinquante-trois personnes ont été tuées lors cette nouvelle attaque.

« Affligé » par cette douleur, le gouvernement provincial a disponibilisé des cercueils pour l’enterrement des victimes.

Le porte-parole de l’armée en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, qualifie cette attaque de crime contre l’humanité. Il ajoute, en outre, que c’est « inhumain » de s’attaquer à une population civile et qui est sans défense.

Il rassure cependant que les forces de défense et de sécurité ne se laisseront pas décourager par ces actes barbares dans leur mission de rétablissement de l’ordre dans cette entité. Selon lui, ces actes ternissent malheureusement l’image de cette province.

L’intervention de la MONUSCO

La mission onusienne condamne cette « attaque sauvage contre des innocents et des personnes vulnérables ».

Le responsable de l’information publique de la MONUSCO en Ituri, Jean-Tobie Okala cité par la radio Onusienne, affirme que les casques bleus sont intervenus immédiatement après avoir reçu l’alerte. Ils ont ouvert le feu sur ces assaillants lors d’un échange de tirs, qui a duré environ deux heures et permis de les repousser.

Cinquante-trois personnes ont été tuées lors cette nouvelle attaque des miliciens de la CODECO à Djugu. Parmi les victimes, indique le président de la société civile locale, Désiré Malodra, figurent de nombreux blessés à la machette, dont certains sont dans un état critique.

Le bilan de cette attaque « terroriste » reste provisoire, a-t-on appris. Car, de nombreux civils ne sont toujours retrouvés.

Dominique Malala

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