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RDC: Députés et Sénateurs de l’Ituri qualifient d’actes «cruels et inhumains» les massacres de Djugu

Le caucus des Députés nationaux et Sénateurs de la province de l’Ituri est monté au créneau suite aux massacres perpétrés à Djugu par la milice CODECO dans la nuit du mardi à ce mercredi 2 février 2022. Ces élus ont exprimé leur consternation face à ces actes odieux.

Fustigeant cette tuerie à grande échelle, les Députés nationaux et Sénateurs de ce coin de la RDC, condamnent ces actes qu’ils qualifient de «cruels et inhumains» envers la population civile dans le site des déplacés, lieu, d’après eux, censé être sous la haute protection conformément aux principes de droit international humanitaire.

AInsi, ils exigent avec insistance l’ouverture «immédiate d’une enquête sérieuse et indépendante» pour établir la vérité sur les circonstances qui ont facilité ces massacres de la population civile dans le camp des déplacés et établir les responsables.

Dans leur déclaration parvenue à POLITICO.CD, ce caucus des Députés nationaux et Sénateurs de l’Ituri, demande à l’ONU le classement de la milice CODECO sur la liste noire au même titre que les autres organisations terroristes à travers le monde.

Ces parlementaires recommandent entre autres, l’effectivité des opérations de la mutualisation des forces entre les armées Congolaises et Ougandaises en Ituri, et cela sans épargner les groupes armés locaux et étrangers, l’arrivée «immédiate» dans la région du Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde accompagné des Ministres de l’Intérieur, de la Défense, de la Santé et celui des Affaires Sociales et Humanitaire, pour donner une réponse exhaustive et holistique spécifiquement à cette population sinistrée de ce camp des déplacés de Bule, ainsi que l’organisation d’une inhumation digne et sécurisée des victimes par le Gouvernement Provincial et Central.

Par ailleurs, ils présentent leurs sincères condoléances et compassions aux familles éplorées.

Pour rappel, plus de 50 personnes ont été massacrée par la milice CODECO. Ces incidents ont fait également plusieurs blessés et des disparus. Le calme est revenu après l’intervention des FARDC et des casques bleus de la MONUSCO, apprend-on.

Christian Okende

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