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Bintou Keita : « Ce sont les communautés elles-mêmes, les congolaises et congolais eux-mêmes qui ont les clés de la paix »

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La représentante du secrétaire général des nations unies en République démocratique du Congo et cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita a décortiqué, avec le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya les questions autour du renouvellement du mandat de la MONUSCO, ainsi que le mode de collaboration stratégique entre cette agence onusienne et le gouvernement congolais. C’était au cours d’un briefing organisé par le ministre Patrick Muyaya jeudi 31 décembre à Kinshasa.

D’entre de jeu, la patronne de la mission d’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo a déploré la prolifération des fausses informations et des messages de haine sur les réseaux sociaux.

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« Je m’inquiète notamment de la prolifération des fausses informations et des messages de haine en particulier sur les réseaux sociaux, une tendance contre laquelle la presse a un rôle à jouer », a déclaré Bintou Keita.

En ce qui concerne la problématique de l’insécurité dans l’EST de la RDC, Bintou Keita a affirmé que les congolais détiennent eux-mêmes les clés pour le retour effectif de la paix.

« La Monusco continue de soutenir toutes les organisations, tous les individus, autorités locales, leaders communautaires, chefs coutumiers, femmes et jeunes engagés pour la paix et la stabilité, car ce sont les communautés elles-mêmes, les congolaises et congolais eux-mêmes qui ont les clés de la paix », a soutenu la cheffe de la MONUSCO.

Alors que les autorités congolaises ont recouru aux méthodes strictement militaires notamment avec l’instauration depuis près de 8 mois de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri ainsi qu’à la signature, récemment d’une coopération militaire avec l’armée de l’Ouganda voisin pour mettre fin à l’insécurité dans cette contrée, le Conseil de Sécurité de l’ONU avait estimé qu’il n’existe pas de solution purement militaire à ces problèmes.

A l’en croire, « les motivations des différents miliciens et groupes armés commettant des violences sont internes et externes, et donc variés, et qu’il n’existe pas de solution purement militaire à ces problèmes »

Pour le Conseil, « il importe de recourir à des solutions spécialement adaptées pour écarter la menace que font peser les groupes armés » notamment la démobilisation.

Carmel NDEO

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