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RDC: Ce qu’il faut savoir sur la récente attaque policière contre le Ministre Alexis Gisaro et sa délégation

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Plus aucun doute n’est désormais permis sur le fait que certains éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC), n’ont visiblement pas intériorisé la notion de l’État de droit. Alors qu’ils sont sensés assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, ils créent littéralement l’insécurité.

En effet, alors qu’il inspectait les travaux dans la ville de Kinshasa, en compagnie des députés nationaux de la capitale, des policiers «bien armés» ont tiré sur le cortège du Ministre Alexis Gisaro et son équipe au quartier Mbudi dans la commune de Mont-Ngafula. La police reconnaît une bavure, mais assure dans un communiqué que la police n’a pas fait usage des balles réelles contre la délégation du Ministre des ITPR à Kinshasa. Il s’agissait des « bombes lacrymogènes assourdissantes » tirées par des policiers voyant l’attroupement hostile formé contre la délégation du Ministre.

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La version de la police est rejetée du revers de la main, par la cellule de communication du Ministère des ITP. Elle explique qu’à l’arrivée d’Alexis Gisaro sur l’avenue du Fleuve à Mbudi dans la commune de Mont-Ngafula, la population a mis la puce à l’oreille du Ministre d’État sur la situation dont elle est victime.

Sur cette avenue, le Ministre et sa délégation dont le député national Ados Ndombasi qui faisait partie de la délégation, ont constaté que l’entreprise TEXAF détenant une concession dans le coin, a érigé un mur sur la voie publique qui bloque la poursuite des travaux.

À en croire, toujours la cellule de communication du Ministère des ITP, voulant s’enquérir personnellement du dossier, le Ministre Alexis Gisaro s’est retrouvé en face de ce mur comme celui de la « Tour de Babel » qui fait obstruction aux passagers et surtout à l’évolution des travaux inscrits dans le cadre du même projet.

D’après les informations glanées sur le champ, la population a laissé également entendre à Alexis Gisaro que la concession appartient à un sujet Belge, précise-t-elle.

Puisqu’il était son point de chute, indique-t-elle, caméras braquées, face à la presse, le Ministre Alexis Gisaro n’a pas fini son intervention. Des éléments de la police, une dizaine, selon Ados Ndombasi, commis à la garde de cette concession se trouvaient sur le mur érigé, bien armés comme dans une zone dangereuse, souligne la communication du Ministre, ont, sans tergiverser, ouvert le feu sur la délégation en visite des chantiers. Des coups de balle réelle, grenades lacrymogènes etc.; ont crée une débandade spectaculaire. L’on se croirait dans un film d’actions. Mais hélas! Des blessures et chocs ont été enregistrés, précise-t-elle.

«Triste sort, nous retombons dans ce cycle meurtrier»

Pour sa part, le Député Ados Ndombasi estime que ces bavures policières sont de trop et « nous ne pouvons plus les tolérer ».

En effet, il rappelle à travers un communiqué de presse rendu public ce mardi 21 décembre via son compte Facebook, qu’en date du 26 juillet 2021, il adressait une question orale avec débat au Ministre de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières relativement aux comportements « barbares des policiers qui avaient causé la mort de l’étudiant Honoré Shama Kwete.

Malheureusement, regrette-t-il, le bureau de l’Assemblée nationale avait pris le malin plaisir d’étouffer cette initiative pourtant, pense-t-il, d’intérêt général : « Aujourd’hui, triste sort, nous retombons dans ce cycle meurtrier ».

« Pour vous en convaincre, le 16 décembre 2021 le cameraman Jean-Marie Luzingu a été tué par une balle perdue dans la commune de Bumbu ; un jour après, c’est Mr. Olivier Mpunga qui va succomber des tortures lui infligées dans les cachots des services spéciaux de la Police. C’est désolant voire écœurant », lance-t-il.

« Trop c’est trop »

Par ailleurs, le Député Ados Ndombasi s’interroge, qu’est-ce qui se passe avec notre police ? Expliquant cependant que sous d’autres cieux, la présence d’un policier rassure et met en sécurité mais ici en RDC en général et à Kinshasa en particulier, la police est synonyme de tracasseries, d’insécurité et d’actes criminels.

Selon lui, nous avons aujourd’hui une police corrompue qui préfère protéger les expatriés corrupteurs au détriment des congolais. Nous exigeons en urgence des réformes profondes sur l’armée et la police. « Trop c’est trop », a-t-il indiqué.

Dominique Malala

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