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RDC : « La place du Pasteur Mulunda n’est plus en prison après la libération de Vital Kamerhe » (Prof Banza Malale)

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« Que fait encore le Pasteur Daniel Ngoy Mulunda en prison? », s’interroge le Professeur Gabriel Banza Malale, Député Provincial du Haut-Katanga. Il s’est ainsi questionné en faisant le constat que plusieurs personnes inculpées par la justice congolaise ont bénéficié de la remise en liberté ces derniers jours.

« La place du Pasteur Mulunda n’est plus en prison, après la libération de Vital Kamerhe », dit cet Enseignant de droit constitutionnel à l’Université de Lubumbashi. Pour le Professeur Banza Malale, l’état de droit ne doit pas se résumer à mettre en prison une certaine catégorie des personnes au détriment d’une autre.

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« Sur 20 ans en première instance, et puis 13 ans en appel, lui [Vital Kamerhe] ne venait de faire que moins de deux ans. Et il est libéré (…). Est ce une mesure de grâce accordée par le Chef de l’état? Est ce l’amnistie qui ne doit concerner qu’un individu alors que ça devrait l’être pour une certaine catégorie? », s’est-il interrogé

Cconsidérant la mise en liberté de plusieurs acteurs politiques en démêlé avec la justice, le Professeur Gabriel Banza Malale, pense que le cas du Pasteur Daniel Ngoy Mulunda ne devrait pas passé sous silence.

« À analyser la manière dont le Pasteur Daniel Ngoy Mulunda a été arrêté, jusqu’à une procédure judiciaire très fracassante; je pense que le Chef de l’état dans sa vision politique, craignait que l’exclusionisme puisse élire domicile chez nous. On connaît les épopées du Katanga dans les années 1990. Cette précaution exigée, que l’on puisse arriver à une décision qui écrouait le Pasteur Mulunda et le plaçant dans ces conditions là », a-t-il commenté.

« J’appelle la condamnation du Pasteur Daniel Ngoy Mulunda comme pédagogique. Une peine psychotique et qui n’a rien de pénal », a soutenu le Prof Banza.

« Il n’a plus de place en prison. Et le message (pour justifier sa condamnation), c’était que, vous les hommes de Dieu, travaillez dans le but de communiquer un bon message à l’auditoire qu’est le peuple. Mais sachez aussi que le peuple à qui vous vous adressez n’a pas le même entendement, la même compréhension, ou le même niveau d’appréhension. Il peut y avoir des malentendus dangereux avec comme conséquence la haine tribale. Alors qu’il n’a pas était le cas, quand cet homme de Dieu prêchait », a-t-il rappelé.

« Nous sommes à l’époque où, ceux qu’on a qualifié de criminels hier, ou des personnes supposées avoir détourné les derniers publics, ont vu les portes de la prison s’ouvrir. Ça montre la magnanimité du Chef de l’état. Et nous pensons que cette magnanimité doit s’étendre sur toute la république et surtout pour ceux qui sont en prison de manière controversée. Et le cas du Pasteur Mulunda est patant. Si les autres sont sortis, pour un quelconque prétexte, un quelconque motif, je pense qu’on en a pas besoin pour que le Pasteur Mulunda en reste là. Il y a longtemps, qu’il aurait dû être libéré. Son inconvenient c’est d’être dans une contrée éloignée de la capitale de la RDC », a argué le Professeur Gabriel Banza Malale.

« Quand vous prenez aujourd’hui plusieurs discours d’hommes politiques, ils rencontrent la pensée du Pasteur Mulunda, sans que ces derniers ne soient interpellés. Le Pasteur Mulunda a le malheur d’être à Kasapa loin de Kinshasa. S’il était dans la capitale, il aurait bénéficié de toute la magnanimité du Chef de l’état. Parce qu’il n y a pas de contenu pénal susceptible de justifier sa présence en prison aujourd’hui, il ne serait que justice qu’il soit relaxé », a-t-il conclu.

Pour rappel, le Pasteur Daniel Ngoy Mulunda, ancien Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), a été condamné en janvier 2021 à 3 ans de prison ferme. Il était poursuivi pour trois faits infractionels à savoir : incitation à la haine tribale, propagation de faux bruits et atteinte à la sureté intérieure de l’Etat. Le verdict avait été mis en cause par la défense du prevenu, dénonçant des atteintes délibérées et répétées des règles et principes fondamentaux du droit.

Junior Ngandu

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