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Opérations FARDC-UPDF : « Il n’y a rien d’invasion ni de la balkanisation, l’ADF est un ennemi commun » (F. Mangala)

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Des forces concertées notamment celles de l’armée congolaise (FARDC) et les unités spéciales de Uganda People’s Defence Force (UPDF) ont lancé la semaine dernière des opérations conjointes des traques ciblées contre les rebelles d’Allied Democratic Force (ADF), actifs dans la région de Beni, au Nord-Kivu, depuis plusieurs années. Ils sont cités comme auteurs des massacres des milliers de civils depuis 2014 à l’Est de la République Démocratique du Congo.

Depuis le 30 novembre, des centaines de soldats ougandais et des dizaines de véhicules blindés ont traversé la frontière notamment à Nobili dans l’optique de lancer les offensives militaires. Des frappes aériennes lancées par les troupes ougandaises ont été signalées dans la région. Celles-ci ont visé des bastions ADF installés dans les profondeurs de Beni.

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Depuis lors, les langues se délient. Nombreux politiques pensent qu’il s’agit d’un cinglant aveu d’échec de l’État de Siège décrété depuis mai dans les provinces sous menaces terroristes. D’autres analystes vont plus loin à qualifier celà d’un début de la balkanisation.

En réaction, Fontaine Mangala, acteur politique dans la province de la Tshopo, estime que le contexte actuel est loin de l’invasion et de la balkanisation. Pour lui, l’ADF qui a récemment signé des menaces en Ouganda, constitue un ennemi commun de deux pays, au front.

« Aujourd’hui, nous avons un ennemi commun qui est l’ADF. C’est une organisation terroriste reconnu par les différentes organisations internationales. l’Ouganda pour lequel l’ADF constitue une menace et le Congo étant dans la même situation, les deux pays ont décidé de coaliser et mettre toutes les forces ensemble pour battre l’ennemi qui est commun », a-t-il rétorqué, dans une interview accordée ce lundi à la presse, depuis la ville de Kisangani.

Dans cette perspective, pour cet acteur politique, cadre de l’union sacrée de la nation, l’état de siège est salutaire. Fontaine Mangala augure que les retombées sont palpables et que « faisant appel aux troupes ougandaises pour combattre cet ennemi commun, c’est pas de l’échec, c’est plutôt le renforcement de ce qui a déjà été décidé, l’état de siège ».

« Il y a rien d’invasion. C’est le gouvernement de la République qui a accepté que les troupes ougandaises viennent coaliser avec des troupes congolaises. Et, Il n’est nullement question de la balkanisation. Il y a pas très longtemps, l’Érythrée avait fait la guerre contre l’Éthiopie, les troupes Erythréenes avaient traverser la frontière. Mais aujourd’hui, il y a l’armée erythréene en Ethiopie pour combattre ensemble les rebelles tigréens (…) », a-t-il fait observé.

Notons qu’à Beni, la campagne conjointe contre les ADF cible, selon l’agence de presse Reuters, au moins quatre camps. Il s’agit notamment de Yayuwa, Tondoli, Beni One et Beni Two. Vendredi 03 décembre, l’Ouganda a déclaré que ses troupes envoyées dans l’est de la République Démocratique du resteraient aussi longtemps que nécessaire pour vaincre les militants islamistes ADF et leurs alliés.

Serge sindani

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