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RDC: Le HCR consterné par les attaques meurtrières menées contre des camps de déplacés

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Lors d’une conférence de presse tenue mardi 30 novembre à Genève, le porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a alerté sur le meurtre d’environ 70 personnes déplacées internes, tuées en dix jours à la suite d’une série d’attaques meurtrières menées par des groupes armés contre des camps de déplacés.

L’agence onusienne pour les réfugiés indique que lors du dernier incident qui remonte au 28 novembre dernier, au moins 26 personnes parmi lesquelles 10 femmes et 9 enfants, ont été tuées sur le site de Ndjala dans la zone de santé de Drodro dans la province de l’Ituri. Il y a eu également 11 personnes ont été blessées.

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« Les assaillants ont utilisé des armes à feu, des machettes et des couteaux », a déclaré lors d’un point de presse à Genève, Boris Cheshirkov, porte-parole du HCR cité par ONU info.

Dans une autre attaque menée le 21 novembre dernier, un groupe de miliciens (CODECO) a attaqué Drodro et Tché, un autre site pour personnes déplacées. cette attaque a, selon les autorités fait état de 44 morts à Drodro et plus de 1.200 abris ont été détruits.

« Ces attaques ont entraîné un déplacement massif de la population. La plupart a trouvé refuge au site des déplacés de Roe, protégé par les Casques bleus de la Mission onusienne en RDC, MONUSCO », a-t-il renchéri.

Selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), plus de 20.000 civils se sont ainsi réfugiés à Roe. Ce site, proche d’une base militaire de la MONUSCO, a doublé de taille, passant de 21.000 à 40.500 habitants en moins de 48 heures, « obligeant les familles nouvellement arrivées à dormir à la belle étoile ».

Suite à cette dernière vague de violence, ce sont plus de 5 millions de personnes, qui ont été contraintes de fuir leurs foyers en RDC.

A en croire le HCR, il s’agit d’une hausse de 400.000 personnes par rapport à début 2021. « La majorité d’entre elles vivent au sein de communautés d’accueil, mais plus de 330.000 sont hébergées dans des sites de déplacement » a ajouté M. Cheshirkov, relevant que les principaux besoins sont la nourriture, les abris et les soins de santé, ainsi qu’une assistance psychosociale.

Face à ce regain de violence qui touche particulièrement les civils, l’Agence onusienne a invité toutes les parties à respecter le caractère civil et humanitaire des sites de déplacement, où tant les déplacés internes que la population locale sont attaqués dans leurs maisons. Le HCR aégalement demandé aux parties de garantir l’accès aux sites afin que les acteurs humanitaires puissent fournir une assistance essentielle.

Carmel NDEO

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