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Congo Hold-up : « La plus grande leçon, ce que nous avons à être sérieux » (Nicolas Kazadi)

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Réagissant ce lundi 29 novembre dans l’émission Face-à-face diffusée sur les antennes de Top Congo FM, au sujet du Congo Hold-up, une étrange enquête qui accable Kabila et ses proches, le ministre des Finances Nicolas Kazadi a fait remarqué que la plus grande leçon à retenir dans cette enquête du siècle est d’être « sérieux ».

Le contraire, pointe l’ancien ambassadeur itinérant de Félix Tshisekedi, c’est de se livrer en spectacle des médias internationaux. Il regrette cependant que face à des telles enquêtes troublantes, l’image du pays est jetée dans la rue.

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« Quand nous ne le faisons pas, il arrive d’être livré en spectacle par des médias étrangers, un groupe de gens de la société civile qui viennent, questionnent des ministres, qui donnent des ultimatums aux ministres pour répondre à des questionnaires sur des situations qui concernent notre pays. Pour éviter ce type d’humiliation, il faut que nous soyons sérieux entre nous parce que ces medias sont une force, un soft power, lorsqu’ils font une campagne pareille, c’est l’image du pays qui est dans la rue. Donc, nous avons intérêt à ne pas retomber dans ces choses », a-t-il réagi.

Et de lancer : « C’est une leçon pour ceux qui nous ont précédé, mais pour nous également. Je ne peux pas accepter que nos efforts de lutte contrepartie la corruption qui sont réels et puissants et qui se font dans un cadre bilatéral ou multilatéral soient conduits par un média étranger. C’est quelque part gênant ».

« Pas d’intérêt à tuer la BGFI »

Au cœur du scandale, la BGFI s’est engagée à rembourser l’argent irrégulièrement obtenu du trésor public. Le montant est estimé à 43 millions de dollars, selon un rapport de l’inspection générale des finances. Pour Nicolas Kazadi, qui augure que « le dossier n’est pas nouveau », le gouvernement n’a pas l’intérêt à tuer la filiale congolaise de la BGFI, demandant le remboursement de cette somme.

« Notre intérêt à nous, n’est pas de tuer de banques, parce que quand on tue une banque, on tue les épargnants. Ce n’est pas responsable, ce n’est pas protéger l’intérêt général que de précipiter la chute d’une banque comme cela a été fait par nos prédécesseurs avec la BIAC », a-t-il fait observé.

Et de poursuivre : « J’ai déjà rencontré la (Banque en question) qui a donné son engagement à rembourser cet argent », a-t-il affirmé.

Depuis plus d’une semaine, 19 médias partenaires dont RFI et cinq ONG relèvent les dessous du détournement de 138 millions de dollars au profit de Joseph Kabila, l’ancien président de la RDC et ses proches . Cette enquête a été réalisée sur la base de plus de 3,5 millions de documents bancaires et plus encore de transactions issus de ce grand groupe bancaire africain à la réputation sulfureuse. Le dossier continue à clouer Kabila et son alentour, sans épargner des proches du gouvernement actuels qui, selon les enquêteurs, sont cités.

Serge Sindani

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