l'info en continu

Armée ougandaise en RDC : « le voisin vient d’obtenir formellement un droit légal à occuper légitimement la partie Est, tant convoitée » (N. Mwilanya)

- Publicité-

En République Démocratique du Congo, la décision du président Félix Tshisekedi
autorisant l’armée ougandaise d’entrer dans le territoire congolais pour « traquer les ADF » ne fait pas l’unanimité. Les politiques de tout bord, les mouvements citoyens et les leaders d’opinion ont exprimé leur désapprobation face à cette décision des autorités congolaises.

Pour le député national, Néhémie Mwilanya, du Front Commun pour le Congo de Joseph Kabila, l’Ouganda a obtenu des autorités congolaises le droit légal à occuper légitimement la partie Est, « tant convoitée ».

- Publicité-

« Ce qui lui manquait en 1998, le voisin vient de l’obtenir formellement aujourd’hui : Un droit légal à occuper légitimement la partie Est, tant convoitée, de notre pays. Hier, la CIJ nous a servi de rempart et a fait justice aux victimes congolaises. Demain, elle ne saurait le faire car, la victime est consentante », s’est-il indigné.

La République démocratique du Congo a autorisé l’armée ougandaise à traverser la frontière pour combattre les rebelles du groupe Forces démocratiques alliées (ADF), responsables de massacres dans l’est de la République démocratique du Congo.

Cependant, Patrick Muyaya le porte-parole du gouvernement congolais a démenti la présence de troupes ougandaises sur le territoire de la RDC. « L’armée ougandaise n’est pas sur le sol congolais », a-t-il dit lors d’un briefing qu’il a animé lundi avec les porte-paroles des FARDC et de la Police.

Pourtant de l’autre côté, le porte-parole de l’armée ougandaise a indiqué ce mardi 30 novembre que les forces armées de leur pays ont lancé des opérations aériennes militaires conjointement avec les FARDC. Il précise que les deux forces « ont lancé des frappes aériennes » contre les positions des ADF.

« Suite au lancement des frappes aériennes et d’artillerie dans le cadre d’une opération conjointe conjointe de l’UPDF et des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) contre les positions des Forces démocratiques alliées le 22 décembre 2017, il a depuis été établi que 08 camps ennemis ont été attaqués avec succès. Il s’agissait de bastions historiques des ADF à l’Est de la RDC dans les zones générales du Triangle d’Erengeti – Province du Nord Kivu. Ce sont Medina, Canada, Abia, Topoke 2, Kajaju, Camp Richard, Makayoba et Sangote. Plus de 100 terroristes ont été tués avec plusieurs autres blessés et leurs magasins de logistique détruits », peut-on lire dans un communiqué officiel de l’Ouganda.

Cette intervention intervient après que le président Félix Tshisekedi a « accordé » à l’armée ougandaise l’autorisation d’entrer sur le territoire de la RDC pour « lutter contre les groupes armés, notamment les rebelles ougandais des ADF ».

Échanges de renseignements

Le président Tshisekedi se consacre au rétablissement de l’ordre et de la paix dans la région troublée de l’est de la RDC qui subit depuis des décennies les attaques de groupes rebelles étrangers.

Pour atteindre cet objectif, Patrick Muyaya a indiqué que « c’est dans ce cadre que nous (autorités congolaises) travaillons de façon régulière, avec les armées des pays voisins. nous échangeons régulièrement des informations de renseignements ».

Carmel NDEO

- Publicité -
PUBLICITÉspot_img

EN CONTINU