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La coopération Sino-Congolaise, un « véritable coup de pouce pour la réduction du chômage et de la pauvreté » en RDC (CESSI)

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Alors que le contrat sino-congolais fait l’objet d’une « campagne de dénigrement », entretenue par des « officines obscures », le Centre d’études stratégiques et de sécurité internationale (CESSI) indique que cette coopération « est un véritable coup de pouce pour la réduction du chômage et de la pauvreté » en République démocratique du Congo.

Selon le document, l’implantation des sociétés minières à capitaux chinois en RDC« a favorisé la création d’emplois qui contribuent à la réduction de la pauvreté dans plusieurs familles », poursuivant qu’il s’agit des résultats d’une coopération « pragmatique et modèles » de partenariat public-privé dans le secteur minier notamment SOMIDEZ, RUASHI Mining, Tenke Fungurume Mining (TFM), LAMIKAL, COMMUS, SICOHYDRO, COMIKA et MMG, SICOMINES.

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La même source indique en outre, que « toutes ces entreprises Chinoises disposent des usines de classe internationale qui ne visent que les meilleures », précisant que ces sociétés « se conforment aux normes internationales » édictées par l’OMS, la Banque mondiale ainsi que la RDC, en matière de protection de l’environnement.

Ce même communiqué renseigne que les équipements dont disposent ces sociétés ont « une technologie de pointe » adaptée dans la chaine de production du cuivre et de cobalt et « facilite la suivie » des opérations de production à partir des salles de contrôle bien numérisées où « les Chinois assurent le transfert de la technologie à leurs collègues Congolais ». La source révèle quant à ce, qu’une mention spéciale revient à la société Tenke Fungurume Mining (TFM) où la salle de contrôle est tenue exclusivement par les Congolais bien formés.

Climat « sain » de collaboration

En dépit de barrières culturelle et linguistique, fait savoir, par ailleurs le même communiqué, « il règne un bon climat de collaboration » entre les travailleurs Chinois et Congolais « dans tous les échelons », signalant que les travailleurs sont traités dans le respect des principes des droits humains, des directives de l’OCDE et des lois de la RDC.

« La politique salariale dépend des réalités de chaque société. Le plus bas salaire pour la catégorie non classifiée varie entre 300 et 600 USD par mois », note-t-on.

En ce qui concerne la sécurité et l’hygiène au travail, ledit communiqué indique que toutes ces sociétés « veillent à la sécurité et au bien-être » des travailleurs pendant les heures du travail. Cela se matérialise par la mise à la disposition des travailleurs de tenues de protection appropriées pour les mines. « L’utilisation de radar permet de suivre tout mouvement, avec un système d’alerte précoce afin de prévenir les éboulements dans les mines », apprend-t-on.

Dans la lutte contre la Covid-19, le CECCI renseigne que le respect des gestes barrières est de « rigueur » indiquant que dans le souci de mieux sécuriser le personnel, elles insistent sur les règles de tolérance zéro. Parmi lesquelles l’alcool, la drogue, la violence physique, la ceinture de sécurité, l’accès aux zones interdites.

En outre, ajoute le document, ces sociétés qui sont « respectueuses » des normes environnementales, « se sont engagées » dans le programme d’évaluation des impacts sociaux et environnementaux qui consiste à mener des études avant, pendant et après les opérations. Ce programme est axé sur la biodiversité, le système de gestion environnementale (surveillance de qualité d’eau et de l’air) et le suivi permanent pour conserver l’écosystème dans leur concession, signale-t-on.

Quant à l’exportation des produits finis vers les principaux clients, elle se fait « sous le contrôle » des services de l’OCC, de Centre d’Expertise, d’Evaluation et de Certification des de substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC) et de la DGDA présents dans les sites. « Il n’y a donc pas sortie frauduleuse des minerais ni pillages des ressources naturelles par ces sociétés », liton.

Ces sociétés « veillent » à la formation des membres du personnel selon les normes internationales et conformément aux lois en vigueur en République Démocratique du Congo. « Les cadres supérieurs sont pour la plupart formés à l’étranger. Pour permettre d’avoir les travailleurs de même niveau, il y a standardisation. Ces sociétés procèdent régulièrement au renforcement des capacités des employés. Elles tiennent sur l’investissement en capital humain gage d’une main d’œuvre de qualité », martèle le CECCI.

Impact social de la coopération minière

La coopération Sino-Congolaise dans le secteur minier « est un véritable levier de développement communautaire en RDC. Conformément aux dispositions du nouveau Code minier et du respect de l’engagement de responsabilité sociétale, les sociétés minières à capitaux chinois participent à la promotion du développement en construisant des infrastructures pour les communautés et Entités Territoriales Décentralisés (ETD) où sont implantées les mines. Chaque société verse mensuellement un montant équivalent à 0,3% du chiffre d’affaire pour réaliser les ouvrages d’intérêt communautaire. Cette enveloppe se repartie de la manière suivante : 15% pour l’ETD, 50% pour le Gouvernement Central, 25% pour le Gouvernement Provincial et 10% à la communauté locale. Les réalisations concrètes à l’actif des sociétés minières se regroupent en six grands axes suivants : éducation; santé ; agriculture ; route; eau électricité et équipement », dit le CECCI.

Et d’ajouter :
« Dans le cadre du respect de la responsabilité sociétale, par exemple, Tenke Fungurume Mining a délocalisé les populations pour les relocaliser dans les meilleures conditions au camp « New Mitumba » où elle a construit 145 logements en matériaux durables, un centre de santé bien équipé et doté en produits pharmaceutiques, une école, un forage pour approvisionnement en eau ».

Selon les représentants des communautés locales, « cette coopération est très bénéfique parce qu’en quelques années seulement, l’on voit de grandes réalisations dans la communauté. Les sociétés minières contribuent beaucoup au trésor public depuis quelques années, elles ont une vision du développement intégral de la Rdc. Leurs actions ne bénéficient pas seulement aux communautés riveraines des mines, mais également à d’autres provinces. A titre illustratif, l’Université Mapon à Kindu dans la Province de Maniema avait bénéficié d’un appui de TFM à la hauteur de 1.000.000 $ USD pour son équipement. TFM a également appuyé le Tout Puissant Mazembe dans le Haut Katanga pour la construction du stade et de l’école de foot à Futuka ».

Pour le cas de la SICOMINES, qui est un acteur principal de la Convention de Collaboration, elle accompagne l’Etat Congolais dans la réalisation de grands projets d’infrastructures et accélère le développement socio-économique. Sous la direction du Ministère des Infrastructures et de l’Agence Congolaise des Grands Travaux, plus d’un milliard de dollars Usd ont été affectés dans les projets d’infrastructures ; 43 contrats d’infrastructures ont été conclus, pour Kinshasa la capitale et les différentes provinces telles que Haut-Katanga, Lualaba, Nord-Kivu, Tshopo et Sud-Kivu. Parmi les grandes réalisations nous pouvons citer la modernisation de 480 km de routes (Boulevard du 30 juin, Avenue du tourisme et le Boulevard triomphal, ainsi que plus de 100.000 m2 de bâtiments et ouvrages, à savoir l’Hôpital du Cinquantenaire, l’esplanade du Palais du Peuple.

La SICOMINES a également financé la construction d’un stade de 6.976 Km2 et d’une capacité de 15.000 assises à Kalemie, dans la Province de la Tanganyika. En juillet 2021, elle a offert un fond de 300.000 dollars Usd et des matériels de protection contre la Covid-19 d’une valeur de 500.000 dollars USD, via le Gouvernement, aux sinistrés de Goma dans le Nord-Kivu. De ces sociétés minières, il convient de signaler que le statut particulier de la SICOMINES fait d’elle bénéficiaire d’exemption de certaines taxes.

Ces sociétés font face à des défis qui, de fois, entravent la bonne marche de leurs activités. Les principaux défis sont : le déficit et instabilité de courant électrique ; La mauvaise interprétation de textes légaux par certains services qui ne doivent pas intervenir dans la gestion d’une mine d’où tracasserie judiciaire ; la recherche de compensation, même par la fraude de certains membres de la communauté ; L’envahissement des sites miniers par les creuseurs illégaux au risque et péril de leur vie ; Le vandalisme des enjeux et violence contre les travailleurs par les creuseurs, cas de la COMMUS ; La lenteur administrative ; La question de l’employabilité des jeunes.


Que retenir de la coopération minière entre la Chine et la RDC ?

La coopération minière entre la Chine et la Rdc matérialise non seulement le gagnant-gagnant mais assure aussi la promotion de la communauté de destin et de l’initiative « ceinture-route ». Sur le plan économique, cette coopération est avantageuse pour la Rdc, car elle a favorisé non seulement l’augmentation de la demande en minerais par la Chine, mais aussi la hausse des prix des matières premières entrainant ainsi l’amélioration des recettes d’exportation et de terme d’échange, ainsi que l’augmentation des investissements chinois en Rdc et la création d’emplois. Cette coopération a contribué à réintroduire la Rdc dans le circuit international du commerce formel, dont elle s’est trouvée à l’écart plusieurs décennies durant.

Cependant, l’industrie de transformation faisant défaut à la Rdc qui n’exporte que les produits bruts dont la chaîne de production se poursuit ailleurs. Situation qui la maintient en position de simple fournisseur des matières premières et ne favorise pas son développement industriel. L’Etat Congolais doit négocier avec ses partenaires Chinois dans le sens d’installer les usines de fabrication de câbles électriques, des poignets pour que la chaine de production se poursuive en Rdc. Et cela dans le souci de donner une valeur ajoutée au cuivre de la Rdc.

Au regard de l’agitation observée à la suite de la présence Chinoise en Rdc, les intelligences congolaises doivent se sentir interpellées pour contrecarrer cette guerre à la fois économique et médiatique visant à ternir l’image de la Chine en général et des sociétés minières chinoises, en particulier. A cet effet, des études pointues doivent être menées par les Thing-Tank congolais et chinois sur la compréhension des enjeux de cette guerre, sur les stratégies pour consolider et améliorer davantage cette coopération dans l’optique de la construction d’une communauté de destin pour l’humanité.

Pour rappel, le Forum sur la Coopération Sino-Africaine (FCSA), créé officiellement suite à la conférence ministérielle tenue à Beijing du 10 au 12 octobre 2000 pour renforcer la coopération amicale entre la Chine et les pays Africains. Porte étendard de la coopération Sud-Sud, le Forum sur la Coopération Sino-Africaine est un modèle du multilatéralisme et de la coopération gagnant-gagnant pour construire ensemble une communauté de développement Chine-Afrique, note-t-on.

Stéphie MUKINZI

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