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Ituri : Le ministère public requiert la prison à perpétuité pour 17 présumés CODECO

Le ministère public a requis la peine à perpétuité pour dix-sept présumés miliciens de CODECO et vingt ans pour les cinq autres, au terme de son réquisitoire devant le tribunal militaire de garnison de l’Ituri siégeant en chambre foraine, à la prison centrale de Bunia.

C’est dans l’affaire opposant l’auditeur militaire de garnison et les parties civiles contre vingt-quatre présumés éléments de la milice sous examen.

Se basant sur les instruments juridiques nationaux et internationaux, l’organe accusateur a estimé que les dix-sept sont reconnus coupables de participation à un mouvement insurrectionnel, crime contre l’humanité par meurtre, déportation et autres crimes inhumains tandis que les cinq autres de participation à un mouvement insurrectionnel.

Par ailleurs le ministère public a déclaré « l’action publique éteinte » pour cause de décès à l’endroit de deux prévenus concernés par ce premier dossier de « Djugu 4 » où les prévenus ont été arrêtés entre 2018 et 2020.

S’agissant des actions civiles introduites par les 76 parties civiles, l’organe de la loi les a jugées « recevables et fondées » et par voie de conséquence, demande au tribunal militaire de condamner tous les prévenus solidairement avec l’Etat Congolais.

Par la suite l’organe poursuivant a signifié à l’intention du tribunal que les attaquantes de CODECO sont soigneusement organisées avec le mode opératoire identique qui se traduit par » meurtre, incendie de maisons, pillages et déportation de populations ».

Auparavant le collectif de conseil de parties civiles, après avoir narré les faits sur les atrocités avec de préjudices moraux, matériels et psychologiques subis par ses clients, a sollicité du tribunal de réparations individuelles et collectives.

Par contre le collectif de la défense a affirmé que le doute plane sur certains de ses clients au motif que l’organe de loi n’a pas pris le soin d’approfondir ses enquêtes pour apporter les éléments de preuves afin de ressortir les indices de culpabilité pour chacun.

Le collectif de la défense a, d’une part, demandé au tribunal d’acquitter ses huit clients et en cas de condamnation des autres de le faire tenant compte de circonstances atténuantes parce que, a-t-il argué, les actes posés par certains de ses clients sont l’œuvre des « assaillants en cravate » qui ont utilisé leur précarité pour les manipuler.

Le tribunal militaire a pris l’affaire en délibéré avant de se prononcer dans la fourchette du délai fixé par la loi.

Stéphie MUKINZI & ACP

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