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Lubumbashi : Habari RDC échange avec les jeunes sur la lutte contre les violences basées sur le genre

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La plateforme des blogueurs congolais Habari RDC, a organisé une conférence autour de la lutte contre les violences basées sur le genre, ce vendredi 19 novembre 2021. Avec la participation des jeunes de Lubumbashi issus de divers horizons, l’apport des autorités locales dans ce combat, a été épinglé.

Pour Habari RDC, de l’analyse du genre, il ressort la persistance des déséquilibres en matière de parité entre hommes et femmes dans tous les domaines de développement : économiques, sociaux, culturels et politiques.

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« Ces déséquilibres constituent des obstacles à la jouissance des mêmes droits humains pour tous et empêchent ainsi les femmes de jouer pleinement leur rôle dans le processus de développement du pays. En outre, les plus grandes victimes de l’instabilité de la RDC sont et demeurent les femmes et leurs enfants. La présence féminine aux niveaux décisionnels de l’administration reste faible », a constaté cette organisation des blogueurs congolais.

Marguerite Kanay, Chef de service urbain du genre, famille et enfant de la ville de Lubumbashi, est revenu sur le cadre légal. A l’en croire, il existe plusieurs instruments juridiques au niveau national, régional et international, qui sont contre les violences basées sur le genre.

« La constitution de la RDC qui est la loi mère, réprime les violences basées sur le genre. Le code de la famille sur la protection de la personne humaine a prohibé cette pratique, etc. C’est sur les différentes lois que l’autorité locale se base pour protéger l’enfant, la jeune fille et réprimer les violences dont elles sont victimes », a expliqué Marguerite Kanay.

Le Chef de service urbain du genre de la ville de Lubumbashi, a précisé que c’est la gent féminine qui est plus victime des violences basées sur le genre. « Vous pouvez remarquer dans une famille, qu’une jeune fille avant d’aller à l’école, elle fait tout les travaux à la maison. Pendant que le garçon lui, se réveille et s’apprête directement pour les cours. Alors que les deux peuvent contribuer à faire le ménage », a dit Marguerite Kanay.

Et de poursuivre: « les violences basées sur le genre c’est aussi ce qu’on a vécu, le fait que les sections techniques soient réservées uniquement aux hommes et les femmes les sciences sociales. C’était discriminatoire. Filles comme garçons qui se sentent capables dans un domaine, doivent faire les études de leur choix. »

Pour sa part, Maître Sylvie Nkolomoni, Coordinatrice de l’ONG la voix du savoir (Lavos), a martelé sur l’absence de législation en matière de répression des violences basées sur le genre qui se commettent sur internet via les supports numériques.

« Il y a une évolution qui n’est pas encore considérée comme fait infractionel en RDC. C’est des violences basées sur le genre, en ligne. Notre plaidoyer est que l’état congolais puisse légiférer dans ce domaine pour que les cours et tribunaux puissent connaître ces types de dossiers », a souligné Maître Sylvie Nkolomoni.

Les jeunes qui ont participé à cette conférence, ont formulé quelques recommandations allant dans le sens de lutter contre les violences basées sur le genre. C’est notamment par la dénonciation et la sensibilisation pour la conversion des mentalités dès la base dans la famille.

Junior Ngandu

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