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RDC : Préparatifs de la conférence sur la masculinité, Chantal Mulop échange avec les chefs coutumiers

En marge de la Conférence sur la masculinité positive dont l’ouverture est prévue pour le 25 novembre prochain à Kinshasa, la Conseillère spéciale du Chef de l’Etat en charge de la Jeunesse et de la Lutte contre les violences faites à la femme, Chantal Yelu Mulop s’est adressée aux chefs coutumiers de la République.

Dans sa communication, Chantal Yelu Mulop a fait savoir à ses hôtes que l’objectif de cette conférence « est de mobiliser l’engagement des responsables politiques et l’action des dirigeants afin d’accélérer la prévention et éradiquer les Violences Sexuelles Basées sur le Genre (VSBG) à tous les niveaux en Afrique.

S’agissant des violences faites aux femmes, elle a souligné combien et comment ces violences prennent diverses formes, les unes verbales, les autres physiques, les autres encore psychologiques.
Parmi les remèdes permettant de pallier à cette discrimination est justement préconisée la promotion de la masculinité positive.

Vénus de différentes provinces du pays, les autorités traditionnelles ont marqué leur présence en abordant les sujets soumis à leurs critiques, avis et considérations. Intervenant à ce propos, Sa Majesté Mfumu Difima Ntinu, président national du conseil supérieur de l’autorité traditionnelle et coutumière, a félicité le Chef de l’État Félix Tshisekedi qui se préoccupe de l’autonomie de la femme dans tous les domaines de la vie.

Cet événement qui aura comme participants les Chefs d’État et de Gouvernement des pays membres de l’Union Africaine, organisation continentale actuellement présidée par Félix Tshisekedi, va s’articuler sur quatre thématiques.

ll s’agit des violences sexuelles en période de conflits ; les mariage et grossesse précoces, mutilations génitales féminines et autres pratiques culturelles néfastes ; l’accès limité à la terre et aux autres ressources ; et la participation des femmes aux prises de décision.

Notons qu’à l’issue des travaux en commissions, des résolutions ont été prises. Notamment :

  • l’organisation des barzas ;
  • l’implication de la femme ;
  • la prise en compte des autorités traditionnelles dans les grandes instances et la bonne politique de l’accès à la terre.

Il a été également question :

  • d’améliorer les conditions de vie et l’accès à l’éducation ;
  • d’appliquer les démocraties à la base ;
  • de lutter contre l’impunité des auteurs des crimes de violences sexuelles ;
  • d’envoyer tous les enfants filles et garçons à l’école ;
  • de redynamiser les initiations de la pratique traditionnelle pour l’encadrement des jeunes ;
  • d’interdire formellement aux enfants l’accès aux débits de boissons ;
  • de créer des centres récréatifs pour tous les deux sexes ;
  • d’impliquer les chefs coutumiers dans les prises de décisions de sa communauté ;
  • de mettre à leur disposition des moyens pour sensibiliser leurs communautés sur la parité.

Bernard MPOYI

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