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RDC : Après la marche « qui a démontré la capacité de mobilisation de l’opposition », Bruno Tshibala invite l’Union sacrée au consensus

L’ancien premier ministre et président de l’UDPS qui porte son nom, Bruno Tshibala était également à la ligne de front lors de la marche des forces politiques et sociales regroupées en « bloc patriotique » ce samedi 13 novembre à Kinshasa.

L’un des objectifs de cette marche étant la dépolitisation de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Bruno Tshibala a de prime abord indiqué avoir combattu durant 37 ans pour l’avènement de la démocratie en République Démocratique du Congo.

Fort de cette expérience, l’ancien premier ministre estime que sans le consensus entre les forces politiques et sociales, il est impossible d’organiser des élections libres, transparentes, inclusives et apaisées.

Fustigeant le choix de Denis Kadima à la tête de la CENI, Bruno Tshibala estime que la centrale électorale devrait être dirigée par une personne sur laquelle se réunit un consensus de toutes les forces politiques et sociales du pays.

« J’ai toujours dit et je parle en connaissance des causes parce-que j’ai fait plus de 37 ans dans le combat pour l’avènement de la démocratie dans ce pays. La démocratie repose sur deux valeurs essentielles, c’est le dialogue et le compromis. Le compromis signifie le consensus, nous pensons que pour garantir des élections apaisées, des élections crédibles, transparentes il faut que la centrale électorale soit dirigée par une personne sur laquelle se réunit un consensus de toutes les forces politiques et sociales du pays », a argué Bruno Tshibala.

Pour lui, lorsque ce consensus n’est pas trouvé, « il faut le créer et le trouver à tout prix », a déclaré Bruno Tshibala avant d’inviter la majorité au pouvoir à faire marche arrière afin de trouver le consensus.

« Voilà pourquoi avec cette marche qui a démontré que la capacité de mobilisation des forces de l’opposition, il faudrait que nos partenaires en face se résolvent à compter qu’ils faut nécessairement un consensus. Je pense que si il n’y a pas consensus, il y aura trouble de la paix , de la cohésion et de la stabilité et dans l’instabilité on peut pas organiser les élections », a-t-il insisté.

Il sied de noter que plusieurs haut-cadres du Front Commun pour le Congo, dont Emmanuel Ramazani Shadary, Aubin Minaku et bien d’autres du côtés de Lamuka de Fayulu-Muzito, du CLC et consort ont pris part à cette première marche qui selon les organisateurs, annonce le début des manifestations dites de « grandes envergures » sur toute l’étendue de la RDC.

Carmel NDEO

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